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L’asbl Les compagnons d’Eole fête ses 40 ans

À la fin des années ‘70, quelques passionnés ont fondé une asbl autour de leur amour commun pour le vent et les possibilités de l’utiliser via des éoliennes.

Temps de lecture : 2 min

Il y a 40 ans, on ne parlait pas encore d’énergie renouvelable. Toutefois, les initiés savaient que les compteurs électriques pouvaient tourner à l’envers. Au début, l’asbl Les Compagnons d’Eole était une association de passionnés par le vent et la possibilité d’applications au moyen d’éoliennes de natures diverses. Puis, des industriels ont pris au sérieux l’intérêt de l’utilisation du vent pour la production d’électricité.

Il y a 40 ans, les panneaux photovoltaïques coûtaient une fortune, et ils étaient connus pour des applications dans l’espace. Tout a bien changé. Les Compagnons d’Eole se sont dès lors intéressés aux nouveaux types d’énergie renouvelable, au stockage, à de nouvelles possibilités comme l’hydrogène. L’association s’appelle désormais « Les compagnons d’Eole et de la transition énergétique ».

Le 8 juin, à Ronquières, les Compagnons d’Eole ont fêté dignement l’anniversaire de leur association, d’abord par une conférence sur la législation actuelle sur les énergies renouvelables par Mme Belleflamme. Plusieurs exposés ont suivi, dont celui du président Joseph Famerée qui a esquissé l’avenir dans ce domaine.

Éolienne de petite puissance à Ecaussinnes

À l’issue de la partie festive, les Compagnons d’Eole ont été reçus par la famille d’Hubert et Geneviève Vanhessche-Marcoux à Ecaussinnes Lalaing. Hubert s’est spécialisé dans l’entretien et la réparation des machines agricoles et horticoles, épaulé en cela par sa belle-famille.

Hubert n’est pas en reste en matière d’énergie renouvelable : solaire thermique, panneaux photovoltaïques, et une éolienne de moyenne puissance. Cette éolienne, il l’a trouvée en 2005 au Danemark. Ce pays pionnier avait déjà franchi le pas des éoliennes de grande puissance. Les équipements de petite taille étaient démantelés et à petit prix. Hubert aime raconter que le transport vers la Belgique a coûté davantage que l’éolienne.

L’éolienne repose sur un trépied bien ancré au niveau du sol. Elle dispose de deux générateurs électriques, d’une puissance de 20 et de 95 kW. Hubert Vanhessche signale que le générateur de 95 kW n’est pas utilisé alors qu’il l’était au Danemark, où il y a beaucoup plus de vent que chez nous.
L’éolienne repose sur un trépied bien ancré au niveau du sol. Elle dispose de deux générateurs électriques, d’une puissance de 20 et de 95 kW. Hubert Vanhessche signale que le générateur de 95 kW n’est pas utilisé alors qu’il l’était au Danemark, où il y a beaucoup plus de vent que chez nous. - J.F.

Pendant ses temps libres, il a préparé l’ensemble pour un potentiel emplacement. Il lui a fallu cinq ans pour obtenir l’autorisation régionale. L’éolienne a été montée dans la prairie de son frère agriculteur. Les pales ont une dimension de 5 m. Désormais, la famille est quasiment autonome pour le chauffage de la maison et de l’atelier. Pour la partie électrique, Hubert est aidé par un ingénieur qui a travaillé pour les papeteries de Virginal.

Pour plus de renseignements : Compagnons d’Eole, rue de Frisée 16 à 5364 Schaltin.

J.F.

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