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Selon la Fao, près de 14% de la nourriture mondiale est perdue avant d’être vendue

Environ 14 % de la nourriture mondiale est perdue après la récolte et avant d’avoir atteint le stade de la vente, selon le rapport sur la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture 2019, publié lundi par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ces nouvelles estimations visent à identifier des actions à prendre en vue de réduire le gaspillage alimentaire.

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« Comment pouvons-nous permettre de jeter de la nourriture lorsque, chaque jour, plus de 820 millions de personnes souffrent de la faim à travers le monde ? », dénonce Qu Dongyu, directeur général de la FAO. Selon Belga, l’organisation distingue les « pertes » alimentaires, « enregistrées à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement » et le transport et le « gaspillage », dans les supermarchés ou par les consommateurs. Les pertes et le gaspillage sont généralement plus importants pour les fruits et les légumes que pour les céréales et les légumineuses, à toutes les étapes de la chaîne d’approvisionnement, sauf les pertes enregistrées à la ferme et lors de l’étape du transport en Asie de l’Est et du Sud-Est.

De nombreux pays à faible revenu accusent d’importantes pertes à cause de mauvaises installations de stockage et notamment d’entrepôts frigorifiques. En 2011, la FAO estimait qu’un tiers de la nourriture produite de par le monde était perdue ou gaspillée chaque année, mais précise dans son dernier rapport qu’il s’agissait d’une estimation « très approximative ».

L’agence de l’ONU basée à Rome a précisé qu’elle publierait ultérieurement une estimation concernant la nourriture jetée, en complément de son rapport. Le phénomène reste compliqué à résoudre, souligne la FAO. Cette dernière invite « les pays à intensifier les efforts visant à lutter contre les premières causes des pertes et du gaspillage alimentaire, et ce, à toutes les étapes, et offre des conseils en termes de politiques mais aussi d’interventions visant à réduire les pertes et le gaspillage alimentaires ».

« Modifier les motivations pour les différents protagonistes de la chaîne d’approvisionnement impliquera d’identifier des options qui, soit vont permettre d’augmenter les bénéfices nets, soit vont permettre de fournir de meilleures informations sur les bénéfices nets existants. »

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