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La terre tourne carré

N’avez-vous pas l’impression, comme moi, que la terre tourne « carré » ?

Temps de lecture : 2 min

Les gouvernements, l’Europe, les quotas… mettent le travail – la vie parfois – des agriculteurs en danger. Comme beaucoup de travailleurs passionnés qui ne comptent pas leurs heures, il me semble que ceux-ci ne reçoivent pas le respect qui leur est dû ! Alors que certains voient régulièrement une manne miraculeuse venir enrichir leur portefeuille, d’autres raclent le fond des poches, des tiroirs ou toutes autres choses pour survivre.

Alors que certains se taisent, pris d’amnésie soudaine ne sachant ni le pourquoi, le combien ou la provenance de ce miracle, d’autres hurlent leur désespoir, leur faim sans être entendu.

Nous importons dans des containers frigorifiques des produits du bout du monde, nous pouvons manger des fraises en hiver, des ananas de la Côte d’Ivoire. Serait-ce un rêve impossible d’envoyer de la même manière, de quoi nourrir tous ces enfants que l’on voit depuis des décennies mourir de faim en Afrique, au Soudan, Éthiopie… Les bien-pensants nous disent « c’est la faute au climat ou des guerres intestines ». Mais on s’en fout !

J’en ai marre de voir ces yeux pleins de larmes ou carrément vides, je vois ça depuis trop longtemps. Toutes les grandes puissances ne pourraient-elles pas s’unir pour un geste laborieux certes, mais tellement indispensable.

Il me plaît de rappeler que certaines de celles-ci l’ont fait pour un geste moins noble. L’Amérique s’est unie au Koweït pour vaincre l’envahisseur irakien.

Mais il est vrai que c’était pour du pétrole !

M-C

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Courrier des lecteurs : Euro-vision

Voix de la terre Mai, joli mois de mai ! Mois des fleurs et du printemps, d’une certaine liberté retrouvée à la ferme avec la sortie du bétail en prairie ! Et mois du… Concours Eurovision de la chanson. Je souris de nostalgie en vous écrivant ces mots, car je me rappelle la passion que Maman éprouvait pour cette émission quand nous étions petits, elle qui n’était pas fanatique de télévision mais n’aurait raté cet événement sous aucun prétexte ! Couturière et pas du tout fermière, elle s’intéressait surtout aux tenues des chanteuses, « po vèye kommîn ell’ z’ astîns ko agadlè » (pour voir comment elles étaient encore accoutrées). Après la victoire de France Gall en 1965, elle avait dessiné et cousu pour sa jeune sœur une robe semblable à celle de l’interprète de « Poupée de cire, poupée de son ». Souvenirs, souvenirs…
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