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La presse et le glyphosate: information dirigée?

Je propose aux lecteurs du Sillon de prendre connaissance et faire connaître un article de France bleu intitulé Glyphosate : grand écart des taux chez les agriculteurs selon les laboratoires

Temps de lecture : 2 min

Face aux nombreuses analyses d’urines réalisées par le laboratoire allemand Biocheck révélant des taux élevés de glyphosate chez les citoyens français appelés « pisseurs volontaires », des agriculteurs français, dans le Finistère, ont à leur tour réalisé des tests. L’article précice, entre autres : « Dix agriculteurs en conventionnel et un retraité vivant dans la campagne de Plabennec, n’ayant jamais travaillé dans le monde agricole, ont participé à ce test. Un échantillon d’urine (…) a été divisé et envoyé (par un huissier) à deux laboratoires : le laboratoire allemand Biocheck plébiscité d’ordinaire par les « pisseurs volontaires » utilisant un test Elisa dont la fiabilité est assez contestée puisqu’il révèle des réactions anticorps avec un grand nombre de faux positifs ; et le laboratoire certifié par l’Etat Labocéa, à Plouzané, qui utilise la chromatographie en phase liquide couplée à une analyse par spectrométrie de masse, une méthode qui sépare les molécules d’un mélange complexe et quantifie précisément chacune d’elle. Le résultat des tests fut sans appel : les taux de glyphosate obtenus varient très largement selon le laboratoire. En passant par Biocheck, ils vont de 0,44 à 2,97 microgrammes par litre. Quant à Labocéa, les traces sont si faibles qu’elles sont non détectables, soit en dessous de 0,05 microgramme par litre. La dose journalière admissible (DJA) de glyphosate, soit la dose maximale d’exposition sans effet chez l’homme retenue par l’Anses, est largement supérieure à l’ensemble des résultats (…) »

Au-delà de cette information qui mériterait à elle seule une profonde réflexion de la part de nos décideurs, c’est un autre fait qui a retenu mon attention. En effet, un internaute actif sur twitter a relayé cette information auprès de nombreux médias mais, à ce jour, je n’ai pas lu le moindre entrefilet sur cette info dans la presse belge qui n’est pourtant jamais avare d’articles et de reportages catastrophistes dès qu’il s’agit de pesticides, bien évidemment toujours à charge sur le sujet. Alors ma question est : les médias sont-ils à la solde de l’idéologie écologiste ? Le doute n’est, me semble-t-il, plus permis. À l’évidence, ils sont plus soucieux de sensationnalisme et d’audimat que de vérités scientifiques. J’invite par conséquent les agriculteurs à submerger de messages reprenant cette information tous les médias. Comme soeur Anne, nous saurons alors si nous ne voyons rien venir…

Ph.D

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