Réduire les surfaces en pommes de terre, ce printemps: pas si simple!

«Réduire les surfaces, c’est évidemment plus facile à dire qu’à faire», relève la Fiwap.
«Réduire les surfaces, c’est évidemment plus facile à dire qu’à faire», relève la Fiwap. - M. de N.

S ituation exceptionnelle et inédite, ce printemps : même l’industrie appelle à la modération des plantations. On observe même des renonciations par certains acheteurs de contrats signés, avec dédommagement.

Réduire les surfaces, c’est évidemment plus facile à dire qu’à faire, relève la Fiwap, dans son dernier avis: contrats signés, plants commandés, surfaces louées… Mais, peut-être vaut-il mieux supporter de nouveaux coûts maintenant (dédommagements envers les fermiers chez qui vous louez, achat de semences de la culture alternative – céréales de printemps, légumes, maïs… –, travaux d’entreprise) que d’implanter une culture qui va vous coûter au moins 5.000 €/ha, sans aucune garantie de « récupérer ses billes » dans quelques mois, voire plus d’un an ! À réfléchir donc.

Timides plantations

Les premières plantations ont eu lieu en Hesbaye liégeoise. Attention, si ça ne va pas, remettez à plus tard !, poursuit la Fiwap Un éventuel dégât aux structures se payera inévitablement en termes de quantité et/ou de qualité, particulièrement si le temps se met au « sec » au cours des prochains mois. L’hiver quasiment sans gel et avec d’importantes précipitations nous lègue des structures moins bonnes et plus fragiles qu’à la sortie des 2 ou 3 derniers hivers secs (avec parfois un peu de gel).