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Fevia: continuer à travailler dans «l’économie d’un mètre et demi» est possible et indispensable!

Une nouvelle enquête de la Fevia montre que près de 80 % des entreprises alimentaires voient leur chiffre d’affaires baisser en raison de la suspension des activités de l’horeca et des exportations. Fevia plaide pour que « l’économie d’un mètre et demi » soit mise en œuvre à l’aide d’un plan par étapes, et en stimulant aussi bien la consommation intérieure que l’exportation.

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Lorsque la crise du coronavirus a éclaté, la fédération de l’industrie alimentaire belge (Fevia) a élaboré un certain nombre de lignes directrices claires que les entreprises peuvent utiliser pour appliquer la distanciation sociale dans la pratique. Aujourd’hui, ces accords peuvent servir de modèle pour reprendre le travail en toute sécurité dans d’autres secteurs. Investir dans des actions de prévention, de protection et de distanciation sociale porte ses fruits : une nouvelle enquête montre qu’à peine 2,4 % des entreprises agroalimentaires ont des baisses de production dues à des pénuries de personnel imprévues, tandis qu’il s’agissait de 8 % il y a deux semaines.

Travailler en toute sécurité grâce à des accords clairs pour les #FoodHeroes

« Nos entreprises alimentaires ont beaucoup investi, c’est pourquoi nos Food Heroes ont continué à assurer notre alimentation en toute sécurité. (…) Nous préconisons de prévoir un cadre clair permettant à la fois d’apprécier leurs efforts et les encourageant à continuer de travailler lorsque c’est possible », déclare Jan Vander Stichele, président de Fevia. « En même temps, nous devons désormais mettre en œuvre un plan par étapes, en concertation avec les secteurs concernés, pour permettre un redémarrage économique. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons limiter les dommages économiques, permettre la reprise économique et continuer à garantir et à financer notre sécurité sociale et nos soins de santé, qui sont si importants aujourd’hui. »

Impact économique important

La nouvelle enquête auprès des membres de Fevia montre que la fermeture de l’horeca, du food service et des exportations a un impact économique important sur l’industrie alimentaire belge. Près de 80 % des entreprises agroalimentaires voient leur chiffre d’affaires baisser, pour un tiers des entreprises il s’agit même de plus de la moitié. Trois quarts des entreprises agroalimentaires voient également leurs coûts de production augmenter, principalement en raison des investissements dans les mesures de protection et des coûts liés à l’absentéisme pour maladie. Cependant, 97 % de ces entreprises indiquent que leurs prix de vente sont restés stables.

« Nous demandons un plan clair pour le soutien et la reprise de l’horeca, du food service et des canaux out-of-home et nous voulons, étant donné l’importance pour notre secteur, y être impliqués. Nous devons également continuer de stimuler la consommation intérieure sans tomber dans le protectionnisme, car nous ne devons pas oublier que nous dépendons également des exportations pour remettre notre secteur sur pied », explique Bart Buysse, CEO de Fevia. « Aujourd’hui, les consommateurs achètent, par la force des choses, leurs aliments et boissons en particulier dans les supermarchés et les magasins d’alimentation. La fièvre du stockage est passée. Permettons donc à nouveau l’application des (nouvelles) actions promotionnelles. Entre-temps, 30 % de nos entreprises rencontrent des problèmes de liquidité. Nous appelons donc tout le monde à respecter les accords et à continuer de payer les factures à temps, afin que les entreprises ne se mettent pas mutuellement en danger. »

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