L’appel du fast-food

L’appel du fast-food
Photo: Belga

Au rang de ces établissements figurent les grandes chaînes de fast-food. Oh, pas question ici de survie, sauf peut-être pour quelques franchisés, mais éventuellement une opportunité de séduire un public nouveau ou en manque d’inspiration culinaire. Quant au bonheur des papilles, on vous laisse juger par vous-même.

Ces restaurants ont finalement cessé leurs ventes à emporter après quelques jours, pour la sécurité de leurs clients et de leur personnel. Et si c’était aussi pour mieux reprendre leurs activités, la semaine dernière ? Leur réouverture semblait, en effet, très attendue par certains de nos concitoyens. En témoignent les longues files observées en de nombreux endroits pour acquérir les précieux hamburgers, nuggets… aux relents de malbouffe et origines trop rarement belges.

Une situation qui ne manque pas d’interpeller en ce moment unique dans l’histoire récente où le « mangeons sain, local et de saison » peut trouver un terreau fertile pour animer les consciences. La forte augmentation de la fréquentation des magasins à la ferme en est une preuve tangible. Au point de laisser croire que nombre de consommateurs s’orientaient davantage vers des viandes, produits laitiers, légumes… locaux, se détournant ainsi des produits importés. Plus d’un agriculteur appelle d’ailleurs ses concitoyens à poursuivre sur cette voie.

Pour certains, l’appel de la malbouffe aura malheureusement été plus fort que celui de la ferme. Gageons que la digestion, peut-être difficile, et une réflexion née de ce confinement les inciteront à retourner chez cet éleveur viandeux qui leur a fourni une viande goûteuse, chez cet éleveur laitier qui les a guidés dans leur choix de fromage, chez ce maraîcher qui leur a fait découvrir des légumes de saison… De quoi préparer un hamburger « 100 % local » mais aussi et surtout d’accomplir un acte de confiance et de soutien envers les hommes et les femmes dont le rôle nourricier, essentiel pour la société, n’a peut-être jamais été aussi visible qu’aujourd’hui.

J.V.

Le direct

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