Réduction des populations de sangliers: les prélèvements ont bondi de 12%

Vu les résultats obtenus, le plan de tir au sanglier sera encore utilisé lors de la prochaine saison cynégétique.
Vu les résultats obtenus, le plan de tir au sanglier sera encore utilisé lors de la prochaine saison cynégétique. - J.V.

Suite aux nombreux problèmes causés par la surpopulation de sangliers – impacts sur la biodiversité, problèmes de sécurité routière, dégâts agricoles ou encore risques sanitaires – des mesures fortes et urgentes étaient nécessaires pour réduire durablement la taille des populations.

À l’initiative du ministre Borsus, un plan de tir expérimental est donc entré en vigueur dès janvier sur certaines zones du territoire wallon. Celui-ci s’étendait sur les zones les plus ciblées, c’est-à-dire les espaces territoriaux des conseils cynégétiques où l’on a tiré, en moyenne, plus de 60 sangliers aux 1.000 ha boisés les cinq dernières années. Cela représentait 15 Conseils Cynégétiques, répartis sur cinq Directions des services extérieurs du DNF.

Un outil à utiliser et affiner

Les résultats de ce plan sont aujourd’hui connus. Le bilan global du plan de tir 2019-2020 est favorable puisqu’il a atteint 105 % de l’objectif visé, avec un prélèvement minimum de 30 % de laies de plus de 30 kg. Par ailleurs, la prolongation de la chasse en janvier et février a permis un prélèvement de 12 % du plan de tir global. Au final, les plans de tir ont été atteints voire dépassés pour 14 des Conseils Cynégétiques.

Sur l’ensemble de la Wallonie, grâce aux mesures prises, les prélèvements en sanglier atteignent un record jamais observé auparavant : 36.286 animaux tirés. Un bond de 12 % par rapport à 2018. Ce bilan confirme le besoin, pour la prochaine saison cynégétique, d’utiliser cet outil qu’est le plan de tir pour une gestion du sanglier sur l’ensemble du territoire wallon. « Ce plan a fait ses preuves. Nous pouvons donc poursuivre sur cette voie en améliorant le monitoring des populations et en affinant les critères d’établissements du plan de tir », précise Willy Borsus.

Les réunions de concertations entre les différents acteurs du monde rural (chasseurs, agriculteurs, propriétaires…) se poursuivent afin de définir les objectifs du plan de tir.

Le direct

Le direct