Les pluies freinent le recul des teneurs en humidité du maïs grain

Dans les quelques situations exceptionnelles de plantes totalement desséchées et affaiblies par la fusariose, la récolte est à envisager dès que possible.
Dans les quelques situations exceptionnelles de plantes totalement desséchées et affaiblies par la fusariose, la récolte est à envisager dès que possible. - M. de N.

La période du 25 septembre au 2 octobre fut, pour le moins, très arrosée, avec une quantité record de précipitations (98 mm à Uccle) pour la troisième décade de septembre depuis le début des mesures en 1901 par l’IRM. La répartition ne fut cependant pas régulière sur toute la Wallonie, C’est surtout sur l’est du Hainaut que les précipitations furent les plus importantes (plus de 100 litres/m2 en 3 jours). Ces conditions n’ont bien sûr, pas été bénéfiques à une poursuite des diminutions de l’humidité des grains.

Reprise d’humidité

Les variétés précoces (Anovi CS, DKC2788, Es Crossman, Es Perspective, KWS Iconico, LG31238…) sont passées de 26,2 % à 28,7 % d’humidité en moyenne de 12 sites semés avant le 26 avril soit une augmentation de 2,5 points. On remarque que les reprises d’humidité ont été les plus importantes dans les régions où les pluviométries ont été les plus abondantes. Les maïs implantés à Ath, Lanquesaint, Sirault et Naast ont repris en moyenne 3,6 points alors que ceux localisés en région liégeoise n’ont repris que 0,9 point d’humidité. Bien que le point noir soit atteint dans de nombreuses parcelles, la reprise d’humidité provient certainement d’une diffusion de l’humidité ambiante dans l’épi.

Pour les variétés suivies un peu plus tardives et plus fréquemment valorisées en grain humide (Es Bond, Farmoritz, LG30258, LG31272, LG31276, MAS 20A, MAS23M, P8666), ces teneurs sont passées de 32,1 % à 33 % en moyenne ce qui représente une augmentation d’humidité de 0,9 %.

Récolte urgente, très localement

L’état sanitaire des cultures reste très bon pour les variétés recommandées. Toutefois, dans quelques autres situations, des plantes totalement desséchées et affaiblies par la fusariose, n’ont pas résisté aux rafales ayant accompagné les pluies. Pour celles-ci, une récolte doit s’envisager dès que la météo le permettra.

D’après le Centre pilote maïs

, le 6 octobre