Création d’une filière légumes bios dans le Tournaisis

Création d’une filière légumes bios dans le Tournaisis

Le Gouvernement wallon avait lancé, en septembre dernier, un appel à projets visant à soutenir des dynamiques territoriales contribuant de manière durable à la relocalisation du système alimentaire wallon. Parmi les 145 projets déposés, 46 ont été retenus pour un montant total de 11,7 millions d’euros. Il s’agit de projets variés et innovants visant à développer les circuits-courts, une filière céréalière bio, une filière de légumes bios, la production d’huile de tournesol wallonne ou soutenir une ceinture alimentaire.

La « Ceinture alimentaire du Tournaisis » et la Ville de Tournai avaient remis un projet commun consistant en la création d’une filière de légumes bios dans le Tournaisis. Ce projet a été retenu et bénéficie d’un subside de 281.000€ pour les trois prochaines années, de janvier 2021 à février 2024. Ce budget alloué permettra à la « Ceinture » d’engager un 4/5e temps et un mi-temps au niveau de la Ville.

« La création de cette filière de vente de légumes pré-découpés et nettoyés passera par la création d’un hall-relais agricole. Le site n’a pas encore été défini. On irait vers l’aménagement d’un bâtiment existant plutôt que d’une construction. Budgétisée par la ville, une étude de faisabilité est en cours. Elle sera finalisée au début de cette année », explique Caroline Mitri, échevine en charge de la Ruralité et de l’Environnement à la Ville de Tournai.

Sur les quelque 250 agriculteurs recensés dans la région, il apparaît que le nombre de cultivateurs produisant des fruits et légumes est insuffisant. Idem pour le nombre de cuisines pouvant procéder à la transformation de cette nourriture. « Notre objectif est d’une part d’augmenter la production des légumes et d’autre part de créer une légumerie. Les débouchés sont multiples dont les écoles et les hôpitaux. Enfin, il faudra quantifier les besoins en tonnes, puis déterminer les superficies qu’il faudra pour les cultiver et le nombre d’agriculteurs nécessaires pour atteindre cet objectif », indique l’échevine.

Selon l’estimation, le besoin annuel serait de 600 à 700 tonnes de légumes, ce qui nécessiterait l’utilisation d’une centaine d’hectares de culture biologique. « Actuellement, des agriculteurs cherchent de la diversité », précise Mme Mitri. Le présent projet a été déposé par quatre partenaires que sont la Ville de Tournai, le collectif « Ceinture alimentaire », le Parc naturel des plaines de l’Escaut et l’intercommunale Ideta, via sa filière « Food Wapi ».

Belga

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