L’agriculture se meurt! Réveillez-vous!

L’agriculture se meurt! Réveillez-vous!

Le monde agricole se meurt ! Certains diront qu’ils entendent ça depuis 30 ans mais, cette fois-ci, le mal est profond, les agriculteurs sont résignés et personne n’ose parler par pudeur ou par honte. L’hémorragie est grande et les exploitations cessent les unes après les autres. Les jeunes n’ont plus envie de subir toutes ces pressions financières, administratives, politiques et sociales et quittent le bateau.

Néanmoins, je refuse de me résigner ! Réveillez-vous bon sang ! Voyez le nombre d’emplois que le monde agricole crée en amont, en aval mais aussi au sein des exploitations. Les fournisseurs et entrepreneurs ou autres partenaires ont peine à être payés. Vous êtes vous posés la question de savoir pourquoi ? Les agriculteurs sont-ils tous de si mauvais gestionnaires d’entreprise ? Bien sûr que Non ! Il s’agit simplement d’un manque de moyens dû à un manque de valorisation !

Pour ma part toutes mes factures ne sont pas payées à 30 jours, je n’ai pas peur de l’avouer. J’en ai assez qu’on m’explique gentiment que c’est sans doute moi qui m’y prends mal : « Tu devrais faire comme ça », « Achète ça, ça ira mieux » ou la phrase ultime pour nous faire culpabiliser « Je ne comprends pas, chez les autres ça va bien ?! »… Alors non, chez les autres ça ne va pas bien, c’est juste que personnes n’ose en parler ! Dites à un salarié qu’au lieu de vivre avec 1.800€/ mois, le mois suivant il devra se débrouiller avec 1.000€ car « la conjoncture est difficile », évidemment ça posera problème ! Il en va de même pour nos exploitations ! Je travaille environ 85h/ semaine et peine à mettre les deux bouts ensemble et pourtant je reste persuadé de faire le plus beau métier du monde.

Si vous ne voulez pas manger des produits importés de Chine, de Russie ou des pays de l’Est aux normes bien moins strictes que les nôtres, réveillez-vous ! Le jour ou l’agriculture européenne rendra son dernier souffle, la partie sera finie… la Chine et la Russie l’ont bien compris et deviendront dès lors les maîtres du jeu.

Mais je veux encore y croire. La qualité de nos produits doit nous permettre de dégager des revenus suffisant nous permettant de conserver et développer une agriculture familiale, durable, responsable, rentable et moderne. Encore faut-il que nos décideurs en aient conscience !

Maxime M.

Le direct

Le direct