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Corvidés: espèce protégée

Les agriculteurs ne représentent plus qu’un pourcent de la population, ce qui peut faire penser aux « espèces » menacées. Ne pourraient-ils pas profiter du même statut que ces volatiles ? Leur personne, travail, moral et revenu seraient ainsi protégés.

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Nous avons pu lire dans la presse ou voir à la TV toute la désolation de ces agriculteurs voyant leurs champs de maïs ravagés par les corvidés. Ce n’est pas la sécheresse exceptionnelle de cet été qui va aider à combler le déficit de production de fourrage. Des parcelles d’essai de centres de recherche ont aussi été ravagées par ces prédateurs, ce qui n’encouragera certainement pas ces scientifiques disposés à nous aider.

Peut-être va-t-on laisser entrevoir d’hypothétiques dédommagements à ces fermiers comme on avait promis de le faire pour les dégâts des loups ? Comme les formalités administratives sont tellement compliquées, plusieurs éleveurs attendent toujours la réparation financière du préjudice subi.

Concernant les corbeaux, cela ne coûterait rien à la Région de laisser aux chasseurs et aux fermiers le soin de réguler ces populations en bien trop grand nombre. Pourquoi faire simple quand on peut faire des règlements compliqués ?

Dans un journal local, on vous propose à nouveau de lire les arguments d’un collectif défendant, bec et ongles, ces corvidés. En tant que grands connaisseurs, ils « conseillent » les agriculteurs pour la protection de leurs semis : mettre du répulsif, ce qui est interdit ; ou mettre des canons, ce qui dérange le voisinage ; ou semer plus profond, alors que le corbeau peut aller chercher des graines à une profondeur telle qu’elles ne pourraient pas germer !

Selon eux, plus de haies, de prairies et de jachères serait la solution pour réguler naturellement cette surpopulation. À ce collectif insuffisamment documenté, il faut rappeler que dans un passé pas si lointain, il y avait beaucoup de haies et de prairies… Malgré cela, les agriculteurs devaient réguler ces prédateurs avec des corbeautières, préservant ainsi tant leurs cultures que la petite faune.

Certains écologistes vous diront que tous les animaux sont utiles. Dans ce cas, interdisons aux services de dératisation de faire leur travail et aux pompiers de détruire les nids de guêpes en grand nombre cette année. Tout est une question d’équilibre, quand celui-ci est rompu, il faut le rétablir.

Derrière mon habitation, j’ai la chance de profiter d’un espace de verdure plein de vie que je protège. Le chant des oiseaux y est plus apaisant que le croassement de ces oiseaux de mauvais augure. L’an passé, dans mon jardin, quel ne fut pas mon émerveillement de voir une canne col-vert sauvage promenant ses magnifiques petits canetons.

Spectacle d’un jour car des corbeaux, tels des scuds s’abattant sur leurs cibles, n’ont laissé aucune chance à ces merveilleux petits êtres qu’ils considèrent comme de simples zakouskis. Cette mère canne aurait dû participer aux réflexions sur la régulation et le bien-être animal ! Les poules faisanes, les perdrix… vivent le même drame. Quand on parle de perte de biodiversité, les agriculteurs sont directement visés alors que les corbeaux, corneilles, choucas, freux sont des terribles prédateurs de petits animaux.

C’est ainsi que, par des règlements insensés, des gens bien intentionnés ne favorisent pas notre environnement. Ce ne sont pas de pareilles décisions de protection qui viendront adoucir la dure loi de la nature.

Certains dirigeants se sont laissé enfermer dans des carcans dogmatiques dont ils ne peuvent plus s’échapper. Je crois que s’ils avaient malheureusement dû vivre le massacre de canetons décrit ci dessus, ils iraient vite revoir leur copie. Vivement un peu de bon sens, de sérénité, n’oublions pas que nous sommes sur terre pour être heureux ou du moins tenter de l’être.

André Jadin

Meux

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