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Y (re)penser en début de saison

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Comme le rappelle le Livre Blanc, réussir l’élimination des mauvaises herbes dans ses parcelles de céréales, c’est aussi :

– intervenir lorsque les adventices annuelles sont jeunes : elles sont d’autant plus sensibles, ce qui permet souvent des économies par la réduction des doses ;

– adapter le traitement en cas de fortes densités de mauvaises herbes : utiliser la dose maximale agréée ou raisonner « en programme » en incluant un passage à l’automne et un autre en sortie d’hiver ;

– alterner les produits de modes d’actions différents : dans la culture comme au fil des rotations, pour éviter l’apparition de résistances ;

– ne pas réduire exagérément les doses au risque de devoir multiplier les interventions ;

– prendre garde aux cultures à suivre dans la rotation : certains herbicides persistent longtemps dans le sol et ne sont pas forcément sélectifs de la culture qui succédera à la céréale ;

– rester prudent lors de mélanges d’herbicides et d’autres types de produits. Les mélanges avec de l’azote liquide sont à proscrire. En raison d'un risque d’incompatibilité physico-chimique, il est déconseillé d’associer dans une même bouillie des émulsions (EC, EW) avec des formulations solides de type WG, WP ou SG. Enfin, il faut considérer que tout produit ajouté à une bouillie herbicide comporte le risque d’accroître la pénétration de l’herbicide dans les plantes et de provoquer de la phytotoxicité ;

– être attentif aux conditions d’application : si celles-ci ne sont pas rencontrées, il est conseillé de différer le traitement.

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Mecosur : «L’Europe joue sa crédibilité de puissance commerciale»

Politique Dans un débat saturé de critiques, la voix de Charles Goerens détonne. Rencontré lors de la dernière session plénière à Strasbourg, l’eurodéputé luxembourgeois, défenseur assumé de l’accord entre l’UE et les pays du Mercosur, ne nie ni les tensions ni les risques, mais refuse ce qu’il perçoit comme un repli réflexe. Ancien agriculteur, familier des cycles et des crises du secteur, il plaide pour une lecture plus large, à la fois économique, politique et géopolitique, d’un accord qu’il juge, en dépit de ses fragilités, nécessaire.
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