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Zéro complexe

« Décomplexé » : le mot est à la mode ; il revient régulièrement pour qualifier tel ou tel comportement, telle ou telle personne. Les journalistes en ont plein la bouche : ils le dégainent à tous propos, et le bon peuple suit comme un troupeau de moutons. Même nos représentants agricoles s’y mettent, quand ils parlent d’» agriculture décomplexée ». À force, être « décomplexé » est devenu une qualité, un gage d’honnêteté intellectuelle, de franche conviction. Alors que bon…

Mais encore ? Être « décomplexé », c’est assumer les défauts que les autres vous prêtent, les revendiquer et s’en faire une armure, un bouclier. En France, le sautillant Nicolas Sarkozy a initié le mouvement lorsqu’il a fait de la « droite décomplexée » sa marque de fabrique, son étendard. Un parti wallon dit « réformateur » adhère de plus en plus à cette ligne de conduite, entraîné par son bouillant président, un gars décomplexé qui place ses pas dans la foulée de grands noms de la politique mondiale : Trump, Poutine, Orban, Meloni, Milei…...

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Voix de la terre L’odeur d’égout est reconnaissable entre toutes : subtil mélange d’arômes d’eaux usées aux vagues relents de lessive, madeleine de Proust sans le « s » qui ne suscite guère l’envie de respirer et fait froncer le nez… On subit ses assauts quand il faut déboucher la fosse septique ou explorer le siphon d’un WC. On détecte ses miasmes en senteur de fond quand on déambule dans une grande ville ou aux abords de certaines rivières au sortir des villages. Mais au beau milieu de la campagne ? Impossible me direz-vous !
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