Accueil Voix de la terre

Salade de fruits

C’était vendredi, j’avais la pêche et le sourire en banane. La semaine était sereine, le temps meilleur que les prévisions. Les petits-fils, tout trognon, hauts comme trois pommes, étaient rentrés chez eux. Quand, entre la poire et le fromage, découpant ses quartiers de pomme, mon mari me lance : « As-tu lu Marc Assin ? ».

Temps de lecture : 1 min

Eh bien, je l’ai pris en pleine poire cet article ! Alors quoi… On travaille pour des prunes en agriculture ?!

Je ne discuterai pas pour des queues de cerise, il a probablement raison. Tant de fois, on s’est senti pressé comme un citron. Et ça risque d’encore se gâter.

Mon aïeul, plus figue que raisin et qui maintenant sucre les fraises, nous disait souvent de garder une poire pour la soif. Mais est-ce encore possible aujourd’hui, s’il ne reste que la prime de l’Europe pour boucler l’année avec leur politique à la noix ?

C’est aussi simple que la pomme de Newton, on finira tous par tomber, et cerise sur le gâteau, personne ne s’en apercevra. Ah ! Jeunes agriculteurs, il n’est plus temps de tirer les marrons du feu.

A lire aussi en Voix de la terre

Noël au balcon, PAC au tison

Voix de la terre Les syndicats agricoles wallons ont passé les semaines qui ont suivi Noël au balcon, confortablement installés et curieux d’observer les agriculteurs européens se placer en ordre de marche pour crier au monde les graves difficultés qui les accablent. Polonais, Roumains, Allemands, Français… : chaque nation y allait de ses revendications personnelles. Fin janvier, nos confrères d’Outre-Quiévrain ont multiplié les appels du pied aux « Bèljeus » , pour qu’ils rejoignent le vaste mouvement de révolte paysanne. Les jeunes de la FJA, titillés dans leur amour-propre, ont répondu tout d’abord timidement, puis se sont piqués au jeu, retournant à la française les plaques des agglomérations, puis sortant enfin les tracteurs pour descendre dans les rues et monter sur les autoroutes.
Voir plus d'articles