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Accord UE-Mercosur: «Il est urgent d’agir», clame la Cbb

La Confédération des betteraviers belges (Cbb) alerte sur les conséquences « graves » de l’accord commercial UE-Mercosur pour le secteur agricole européen. « Malgré les efforts intensifs des organisations agricoles générales et sectorielles, la nouvelle position du Conseil européen semble claire : il n’existe plus de minorité de blocage, ce qui ouvre la voie à l’approbation de l’accord », déplore-t-elle.

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Pour les betteraviers belges, l’accord actuel « est injuste et préjudiciable à l’agriculture européenne, en particulier aux secteurs du sucre, de la viande bovine et de la volaille, historiquement considérés par l’Europe comme des « secteurs sensibles » dans les négociations commerciales ». Ces derniers estiment également que les « clauses de sauvegarde », ajoutées par le Parlement européen avant la grande manifestation agricole à Bruxelles le 18 décembre, « n’offrent pas une protection suffisante et restent une promesse illusoire ».

La discussion sur les « clauses miroirs », censées garantir des normes de production équivalentes, « demeure limitée à la question des résidus de pesticides, sans garanties plus larges », dénoncent-ils encore.

Un travail de sensibilisation

Le Parlement européen devrait se prononcer sur l’accord le 19 janvier. La Cbb et ses partenaires poursuivent leur travail de sensibilisation auprès des députés européens, en particulier ceux qui hésitent, afin de les convaincre de l’impact négatif sur l’agriculture et la sécurité alimentaire.

La seule possibilité réelle de bloquer l’accord réside dans une résolution portée par un groupe de parlementaires demandant à la Cour de justice de l’Union européenne un avis sur la compatibilité de l’accord avec les traités historiques de l’UE. Cette étape ne pourrait toutefois intervenir qu’après le vote du Conseil.

Pour la Cbb, la Commission européenne et le commissaire compétent exploitent la diversité des revendications exprimées lors des manifestations agricoles du 18 décembre. « En minimisant l’importance de l’accord Mercosur et en formulant des promesses vagues concernant des améliorations du budget agricole, la simplification administrative et la réciprocité, ils affaiblissent la communication des agriculteurs et des planteurs de betteraves. Ces promesses ne seront pas tenues », estime-t-elle.

Dès lors, la Confédération appelle toutes les parties prenantes à s’opposer à cet accord et continue, avec ses partenaires, à exercer une pression sur les représentants nationaux au Parlement européen. « Il est crucial de protéger les intérêts de l’agriculture européenne ainsi que notre autonomie et notre sécurité alimentaire », conclut-elle.

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