Feu vert d’une majorité qualifiée d’États membres à l’accord de libre-échange UE-Mercosur
Les ambassadeurs des États membres de l’UE ont donné majoritairement leur feu vert vendredi à l’accord de libre-échange commercial entre l’UE et les pays sud-américains du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay). Ils ouvrent ainsi la voie à sa signature officielle, envisagée dès ce lundi au Paraguay.

Il s’agit d’une victoire pour la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui avait dû reporter cette étape à la suite de tergiversations de l’Italie, à la mi-décembre en marge du dernier sommet européen à Bruxelles. Ces derniers jours, l’Allemande a proposé des modifications budgétaires et réglementaires sur le très sensible volet agricole pour rallier Rome, tandis que la France, cheffe de file des opposants au texte « en l’état », restait sur ses positions.
Ce vendredi, la présidence chypriote a constaté que les membres du « Coreper » (Comité des représentants permanents) étaient suffisamment nombreux pour soutenir les textes juridiques déposés par la Commission européenne.
Ces textes font suite à un second accord de principe signé fin 2024 par Mme von der Leyen avec les dirigeants du Mercosur, après un premier en 2019 qui n’avait pas donné satisfaction.
Discuté depuis plus de 25 ans, l’accord est appelé à constituer la plus grande zone de libre-échange jamais créée par l’UE en termes d’habitants (720 millions). Au niveau des États membres, il devait être approuvé à la majorité qualifiée, soit au moins 15 États membres sur 27, représentant 65 % de la population. Il fera encore l’objet d’une procédure écrite du Conseil des ministres de l’UE plus tard dans la journée, qui fait office de vote. Faute d’accord au sein de ses différents gouvernements, la Belgique s’abstient.
La partie commerciale de l’accord, compétence exclusive de l’UE, doit encore faire l’objet d’une ratification du Parlement européen (majorité simple).







