Les prix des produits alimentaires s’affichent en hausse, pour la première fois en cinq mois
Après cinq mois consécutifs de dépréciation, l’indice des prix des produits alimentaires mondiaux s’est affiché en progression en février dernier, tiré par la hausse des cours du blé, des huiles végétales et de quelques viandes.

Selon les chiffres publiés le 6 mars, l’indice des prix des produits alimentaires mondiaux calculé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a enregistré, en février, un progrès de 0,9 % par rapport à janvier mais se montre en repli de 1 % par rapport à son niveau de février 2024.
Les huiles végétales au plus haut depuis juin 2022
En détail, les céréales ont vu leur prix croître de 1,1 % par rapport à janvier, principalement en raison d’une hausse des prix mondiaux du blé. Celle-ci découle de gelées signalées dans certaines parties d’Europe et des États-Unis ainsi que de perturbations logistiques constatées en Russie et, plus largement, dans la région de la mer Noire. Les prix des céréales dites secondaires se montrent aussi en progrès, bien que celui-ci soit modeste.
Les prix des huiles végétales ont grimpé de 3,3 % en février, atteignant leur plus haut niveau depuis juin 2022. Les prix de l’huile de tournesol se sont modérément assouplis, en raison d’une augmentation de l’offre en provenance d’Argentine, tandis que les prix des huiles de soja, de colza et de palme ont enregistré une tendance haussière.
Les produits laitiers en légère perte de vitesse
Les prix des produits laitiers ont cédé 1,2 %, ce qui s’explique principalement par une baisse des prix du fromage. Les cours internationaux de la poudre de lait entier et de lait écrémé ont particulièrement augmenté, sur fond de renforcement de la demande émanant d’Afrique du Nord, d’Asie du Sud-Est et du Proche-Orient. Les prix mondiaux du beurre ont enregistré leur première hausse mensuelle depuis qu’ils ont atteint leur plus haut niveau, en juin dernier.
Enfin, les prix de la viande ont, quant à eux, gagné 0,8 %. Un effet découlant, notamment, du niveau record atteint par les prix de la viande ovine et d’une forte demande en viande bovine émanant de la Chine et des États-Unis.







