Les éleveurs néerlandais menacent d’une action en justice par rapport au fipronil

Les éleveurs néerlandais menacent d’une action en justice par rapport au fipronil

L’organisme NVWA « aurait pu éviter de grands dégâts et n’a donné aucune chance au secteur de prendre lui-même ses responsabilités » face à la crise, a indiqué dans un communiqué l’organisation agricole LTO, alors que « les éleveurs sont encore confrontés tous les jours aux conséquences » du scandale. L’association a assigné devant la Cour suprême à La Haye la NVWA, qui dispose toutefois de deux semaines pour réagir et entamer d’éventuelles discussions en vue d’éviter un procès, a expliqué à l’AFP le porte-parole de LTO Djura Hoeksma.

Les pertes financières pour le secteur sont de 65 à 75 millions d’euros, d’après un rapport du centre de recherches économiques de Wageningen commandé par le ministère des Affaires économiques. Et la ministre de l’Agriculture Carola Schouten a averti mardi que les aviculteurs ne devaient pas s’attendre à des compensations de la part de l’État, jugeant que cette crise faisait partie des risques du métier.

Deux Néerlandais gérants d’une société de désinfection, soupçonnés d’avoir utilisé le fipronil frauduleusement dans les élevages, ont été arrêtés le 10 août. Ils ont été remis en liberté début octobre dans l’attente de leur procès. Pour LTO, la NVWA était au courant depuis des mois de l’utilisation de ce produit par l’entreprise ChickFriend, mais n’en a pas informé les éleveurs.

« C’est totalement incompréhensible et inexplicable », a réagi Eric Hubers, président du département Élevage de volailles au sein de l’organisation agricole, cité dans le communiqué. « Nous devons éviter que le NVWA ne puisse réagir comme cela dans des situations similaires auxquelles sont associées des conséquences désastreuses pour les entrepreneurs individuels ainsi que l’image d’un produit et tout un secteur. »

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