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IBR: disparition des engraisseurs occasionnels?

Afin de faire le point sur les changements réglementaires au niveau sanitaire en 2018, les marchands de bestiaux ont invité le Docteur Jean-Yves Houtain et Jean-Claude Collaux de l’Arsia ce 11 décembre au marché de Ciney.

Temps de lecture : 2 min

Des discussions, parfois houleuses mais toujours constructives, il est ressorti que le commerce allait de nouveau être largement impacté par les nouveaux règlements sanitaires. En effet, les marchands craignent que les deux tests IBR à l’achat à la charge des engraisseurs ne constituent un frein pour les engraisseurs occasionnels. Les engraisseurs qui ont également un troupeau permanent ne peuvent pas opter pour le statut « d’engraisseurs purs » bénéficiant de la dispense des tests à l’achat puisque celui-ci est réservé à ceux qui ne mettent pas les animaux en prairie. Le même raisonnement vaut aussi pour les « pâturiers », qui ne détiennent que des animaux pendant la saison estivale. Les frais des tests à l’achat, la faible rentabilité actuelle du secteur mais aussi et surtout la contrainte de rattraper les animaux un mois plus tard vont manifestement en décourager plus d’un et c’est encore un grand nombre d’acheteurs en moins sur les marchés dans les prochains mois.

La Fédération des marchands, qui ne remet pas en cause la lutte, a insisté sur la nécessité d’avoir du bon sens, de la souplesse et du pragmatisme début 2018.

Concrètement, elle souhaiterait :

1.  Que les étables I2 D puissent provisoirement continuer à commercialiser vers les I3 et I4.

2.  Que les engraisseurs qui ont des prairies ou étables isolées puissent détenir des animaux sans faire les tests IBR à l’achat mais en vaccinant.

3.  Que l’on ne bloque plus les veaux (de moins d’un mois) à l’entrée des étables d’engraissement (qui n’ont pas de statut) pour un souci de statut IBR. Les renvoyer chez le naisseur est un non-sens sanitaire ! La lutte contre l’IBR a bien avancé sans contraintes exagérées. L’obligation de tester tous les bovins est un pas nécessaire, on peut le comprendre. Par contre, tester des animaux confinés destinés à l’engraissement ou l’abattage ne devrait être fait que si la plus-value sanitaire est réelle.

Ces positions qui prennent en compte une réalité de terrain parfois difficile à appréhender seront défendues au groupe de travail IBR du mois de janvier.

Benoit Cassart, Secrétaire de la Fédération Nationale du commerce de bétail.

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