Accueil Bovins

Veviba perd ses agréments suite à plusieurs infractions

Le ministre fédéral de l’Agriculture Denis Ducarme et l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) ont décidé de procéder au retrait des agréments de l’entreprise Veviba de Bastogne.

Temps de lecture : 2 min

Cette décision fait suite à une perquisition menée par un juge d’instruction, la semaine dernière, sur le site de l’entreprise, dans un abattoir, un atelier de découpe et un surgélateur industriel, a annoncé mercredi 7 mars, le cabinet du ministre Ducarme. La mesure a un effet immédiat.

Des infractions constatées sont relatives à des falsifications des renseignements sur la date de congélation de la viande et à une non-conformité de plus de 50 % des produits contrôlés, a précisé le cabinet du ministre, parlant de produits « potentiellement dangereux » pour la sécurité alimentaire. Le juge d’instruction a transmis mardi, le 6 mars, à l’Afsca, le relevé des constatations effectuées dans le cadre de son enquête.

Toujours selon le cabinet du ministre Ducarme, il a également autorisé l’Afsca à prendre les dispositions et les mesures administratives adéquates à l’égard de l’opérateur, et, le cas échéant, les mesures complémentaires qui s’avèrent nécessaires à la protection de la santé publique, compte tenu des éléments du dossier et en vertu du principe de précaution.

Sur base des constats de l’enquête, l’Afsca a constaté que certains produits de l’entreprise Veviba n’étaient pas conformes aux normes sanitaires en vigueur. En vertu du principe de précaution, le ministre Denis Ducarme a également demandé à l’Agence d’intensifier et de concentrer ses contrôles sur l’ensemble des entreprises liées au groupe Verbist, propriétaire de Veviba. Un contact a aussi été pris par le cabinet du ministre avec la grande distribution en vue d’envisager d’éventuelles mesures.

Réunir les parties

Suite à cette décision, le ministre wallon de l’Agriculture, René Collin, a exprimé sa vive préoccupation à la fois vis-à-vis de cet outil essentiel pour l’économie régionale, avec plus de 300 emplois salariés en jeu, et vis-à-vis de la filière bovine wallonne, en graves difficultés.

Le ministre Collin demande qu’une réunion urgente s’organise avec notamment le ministre fédéral de l’Agriculture, l’Afsca, le ministre wallon de l’Économie et la Sogepa (Société wallonne de gestion et de participations) de manière à envisager, sans délais, les mesures de sauvegarde de l’outil et de favoriser la reprise rapide de toutes les activités, tout en garantissant le respect des normes sanitaires.

« Il en va du maintien des emplois de l’entreprise mais tout autant des éleveurs bovins qui doivent pouvoir compter sur des outils de valorisation performants et permanents », insiste le ministre.

A lire aussi en Bovins

Secteur bovin européen: et si la réalité était plus nuancée qu’on ne le pense?

Bovins Trop polluant, trop émetteur, incompatible avec la transition climatique : le secteur bovin reste souvent réduit à ses seules émissions. Pourtant, dans certaines régions, les prairies permanentes couvrent près de 48 % de la surface agricole utile et captent près d’une tonne de carbone par hectare et par an, pouvant compenser une part significative des émissions des animaux. La transition du secteur se mesure aussi concrètement puisque, selon le moniteur de la durabilité de Belbeef, 70 % des éleveurs suivis fixent du CO₂ dans leurs sols, 53 % utilisent des sources d’eau alternatives et près d’un quart produisent leur propre énergie renouvelable.
Voir plus d'articles

Trouvez un emploi dans le secteur agricole et horticole

FMC

Braine-l'Alleud, Brabant wallon

Postuler maintenant

CHANT D'EOLE

Quévy-le-Petit, Hainaut

Postuler maintenant

Gevagri SA

Frasnes-lez-Gosselies, Hainaut

Postuler maintenant

Trouvez l'employé qui vous convient vraiment.

Publier une offre d'emploi
Voir toutes les offres d'emploi