Un bon cru pour le national limousin

Malgré la chaleur, le Herd-book Limousin a pu relever l’intérêt porté pour la limousine par le public de professionnels présents. « La limousine est voie d’expansion car résistante aux aléas climatiques que l’on peut connaître aujourd’hui. Elle est efficace, elle valorise bien le fourrage grossier pour rester en état et nourrir son veau. Toutefois il semble que la docilité des bêtes puisse être encore améliorée.

Approvisionner le marché

Mais le réel défi auquel doit faire face le Herd-Book est de pouvoir satisfaire le marché intérieur. En effet, la demande est telle qu’on ne trouve pas assez de limousines chez nous. Si sur le champ de foire, le label Belgian limousin beef et le restaurant mis en place par M. Boreux ont rencontré leur succès, en dehors les éleveurs éprouvent des difficultés à trouver les animaux pour satisfaire les commandes. Beaucoup de bête sont vendues maigres et partent à l’étranger. La Turquie, la Hollande et le Luxembourg sont les destinations privilégiées.

Raison pour laquelle le Herd-book, ne peut que conseiller aux éleveurs de réserver leur bête pour le marché belge, que ce soit pour les grandes surfaces ou les bouchers.

Il faut donc conscientiser les éleveurs, qui n’inscrivent pas leurs bêtes, quant à l’existence d’une filière qui permet d’écouler tous les animaux, à bon prix. La race se développe et elle continuera sur cette voie pour autant que l’asbl, qui gère la race, développe au mieux les filières.

Une réflexion sur la limousine de demain

Par ailleurs, une grande réflexion est menée par les éleveurs en Belgique et à l’étranger sur l’avenir de la limousine. Quel est l’animal que les éleveurs voudront demain pour une production de viande efficace, respectueuse de l’environnement ? Faut-il une vache plus fine, plus viandeuse, plus mixte… ? Telles sont les questions mises sur la table.

Si en Belgique, les éleveurs sont davantage orientés vers les grands animaux, qui sait à quoi la Limousine ressemblera demain ! L’important ? Qu’elle s’entretienne facilement, qu’elle puisse rester en état même par période de sécheresse et qu’elle reste efficace par rapport aux enjeux auxquels l’élevage doit faire face.

Un concours de vaches grasses

Comme l’année passée, un concours de vache grasse était organisé, avec une vente aux enchères dans la foulée. Un concours qui s’est bien déroulé mais qui a vu un seul acheteur faire cavalier seul pour se procurer les six bêtes. Les autres acheteurs seront restés sur leur faim.

P-Y L.

Photos : Aurélie Warin