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Juste un petit quart d’heure…

Mon père m’a toujours dit : « Demande toujours, tu ne risques qu’une chose, qu’on te dise oui ».

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Apprenant la venue de Monsieur Borsus dans le coin de Couvin à l’occasion d’une conférence au sein de sa famille politique ayant pour sujet : « Le cœur à l’ouvrage », j’ai pensé : « Je vais toujours lui demander ». Internet, une adresse mail, un courriel envoyé jeudi. Le lundi 13 février, dès la première heure, je me permets un petit mail de rappel, lui demandant un petit quart d’heure dans son planning chargé. Et puis, à 10h, un coup de fil : « Bonjour, ici la secrétaire du Ministre Borsus… » Et c’est ainsi que Monsieur Borsus est venu à Aublain. Là où, Monsieur Magnette, Monsieur Collin, ont omis de répondre « oui » ou « non » à une invitation remise en main propre, Monsieur Borsus a dit : « Je serai là ».

Après avoir joué un peu des coudes dans son agenda, il a trouvé un petit quart d’heure et est venu constaté de visu l’ampleur des dégâts commis par les sangliers dans notre région. À la vue de l’une des prairies, ses racines paysannes furent bousculées : « J’avais déjà vu des dégâts de sanglier, mais là, c’est du jamais vu ! ». « Exceptionnelle aujourd’hui à Aublain, ordinaire demain pour La Wallonie. Alors, vous comprendriez que l’élevage dans ces conditions, s’en serait fini ! », lui avais-je écrit.

Le petit quart d’heure de périple automobile fut agrémenté d’une agréable discussion, Monsieur Borsus est décidément fort abordable. À l’issue de cette entrevue, il me dit : « Non seulement, il y a vos pertes économiques qui sont inadmissibles mais il y a aussi le danger sanitaire, Aujesky et brucella suis chez les sangliers, et la paratuberculose chez les cervidés. Je vais contacter la région wallone pour une diminution des populations de sangliers. Et voir de mon côté pour le risque sanitaire ».

Mon père me disait : « Demande toujours, tu ne risques qu’une chose, qu’on te dise : OUI ». Monsieur Borsus lui aura donné raison. Merci Monsieur Borsus. Ceci n’est qu’un premier pas dans la bonne direction, la direction d’une cohabitation plus raisonnable. Mais c’est le pas le plus difficile, le premier pas. Nous tacherons, donc, de conserver « Le cœur à l’ouvrage ». Il suffisait d’un petit quart d’heure…

Bastin Yves

à Aublain

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