L’organisation de la branche MilkBE veut renforcer la collaboration au sein de la chaîne laitière

Les représentants de l’Agrofront et de la CBL signent la déclaration pour l’établissement de l’asbl MilkBE.
Les représentants de l’Agrofront et de la CBL signent la déclaration pour l’établissement de l’asbl MilkBE.

L’accroissement du développement durable du secteur laitier est une des priorités, mais la qualité et la sécurité alimentaire et les relations entre les fournisseurs de lait et de l’industrie laitière sont également à l’ordre du jour.

Des situations win-win

Un travail commun devra conduire à des avantages pour aussi bien les producteurs laitiers que pour l’industrie laitière, les membres de MilkBE, et ses partenaires. Cela se vérifie déjà au travers des initiatives précédentes. Le même constat peut être dressé à l’étranger. En effet, la France et les Pays-Bas ont déjà pu démontrer avec le CNIEL et ZuivelNL le potentiel d’une organisation de branche officielle.

Chez nous, l’organisation débutera avec un budget de 300.000 €. « Elle est financée aussi bien par des contributions de la CBL que par un prélèvement de 8 cents/1.000 l auprès des producteurs laitiers », explique Renaat Debergh, administrateur délégué de la CBL, et bientôt vice-président de MilkBE. Le budget est nettement inférieur à aux initiatives françaises (39 millions d’euros) et hollandaises (20 millions d’euros).

En Belgique, le choix de commencer à un niveau plus bas a été délibérément posé, notamment pour acquérir de l’expérience et créer une confiance mutuelle entre les différents partenaires.

Pour davantage d’influence

Les avantages de la collaboration devraient également se retrouver au niveau sociétal, via le développement d’un système de monitoring de la durabilité commun à tous les partenaires, qui permet de surveiller globalement les évolutions dans l’ensemble du secteur. Les quelques 7.000 fournisseurs de lait font un audit et peuvent évaluer leur propre situation par rapport à un modèle de référence.

« Avec MilkBE, nous pourrons poursuivre à court terme avec l’ensemble de la chaîne laitière 2 programmes dont se retirent les autorités » explique Dirk Van de Keere, producteur laitier et premier président de la MilkBE.

« Il s’agit de la problématique du monitoring des contaminants du lait et de la sauvegarde de la valeur du lait en cas de botulisme touchant une ferme laitière. Sans MilkBE, ces précieux programmes devraient être interrompus. Mais nous aurons encore beaucoup d’autres dossiers à débattre à l’avenir. »

Les défis ne manquent pas ! La branche évaluera notamment comment progresser encore dans le programme de développement durable, ce qui permettra au secteur laitier de se positionner positivement dans le débat sur le climat.

La collaboration interprofessionnelle… une longue tradition !

Les organisations agricoles de l’Agrofront et l’industrie laitière ont une longue tradition de collaboration interprofessionnelle.

Cela a commencé il y a une cinquantaine d’années avec la création des Comités pour la détermination de la qualité et de la composition du lait.

À la fin des années ‘90, on a développé le programme d’assurance-qualité appelé Qualité filière Lait (QFL), suivi en 2006 par l’établissement de la Commission nationale interprofessionnelle laitière (CNIL).

Les organisations agricoles et la CBL ont ensuite lancé le « Monitoring de durabilité du secteur laitier » en 2014 dans l’ensemble de notre pays. De cette façon la chaîne laitière stimule les initiatives de durabilité dans les domaines de la production laitière, de la collecte de lait et de la transformation laitière.

Avec la création de MilkBE, la coopération entre les maillons de la chaîne laitière est ainsi formalisée.

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