La fièvre catarrhale ovine de retour en Belgique

Bien que la disponibilité du vaccin soit aléatoire, la vaccination reste recommandée pour protéger les ruminants
Bien que la disponibilité du vaccin soit aléatoire, la vaccination reste recommandée pour protéger les ruminants

L’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) a presque terminé le monitoring qu’elle a organisé dans le cadre de la suspicion de fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 8 dans la province de Luxembourg. Ledit monitoring fait suite à la découverte, lors de la campagne d’hiver, d’un petit nombre d’animaux infectés par la maladie dans un élevage bovin de Paliseul.

Les résultats partiels de ce monitoring ont révélé des animaux infectés supplémentaires appartenant à trois autres exploitations. Ces nouveaux cas démontrent une dissémination du virus par des vecteurs (moucherons Culicoides) au cours de l’automne passé et donc ces exploitations deviennent foyers de FCO.

Échanges autorisés, si…

En conséquence, l’Afsca applique dès ce 28 mars les mesures prévues dans la législation. Concrètement, tout le territoire belge est déclaré « zone réglementée » pour la FCO sérotype 8. Ce choix d’étendre immédiatement la zone réglementée obligatoire d’un rayon de 150 km à tout le territoire autorise les déplacements de ruminants au sein de toute la Belgique sans conditions spécifiques pour la FCO, et donc sans entrave notamment au commerce.

Concernant les échanges intracommunautaires, tous les ruminants pourront être échangés sans conditions spécifiques pour la FCO vers les autres zones ou est présent le sérotype 8 (France, Suisse, Chypre et certaines parties de l’Allemagne). Seuls les ruminants « sûrs » pourront être échangés vers les zones ou les pays où le sérotype 8 n’est pas présent.

Par animaux « sûrs », il faut comprendre :

– les animaux d’abattage qui ont comme destination un abattoir désigné par le pays de destination ;

– les animaux vaccinés par le vétérinaire dans les 12 mois avant le départ pour autant qu’une période d’attente de 60 jours soit écoulée ou des analyses de laboratoire soient réalisées ;

– les animaux chez lesquels une protection par des anticorps contre le FCO-8 a été démontrée au moyen d’une double analyse.

Les autres options prévues par la législation (quarantaine, éventuellement en combinaison avec des analyses de laboratoire, par exemple) ne sont pas réalistes vu le manque d’étables protégées contre les vecteurs.

Vaccination recommandée

L’Afsca ne certifiera que les animaux répondant aux conditions requises pour les échanges intracommunautaires. La vaccination appropriée, et uniquement si elle a été réalisée par le vétérinaire, devra être accompagnée d’un certificat de vaccination établi par un vétérinaire, sur un certificat de vaccination séparé ou au verso du passeport bovin.

La vaccination reste recommandée pour protéger les ruminants contre la FCO. Que ce soit sur le marché belge ou, en son absence, via la cascade, la disponibilité des vaccins est cependant actuellement aléatoire.

Le direct

Le direct