Grippe aviaire: confinement prolongé chez les professionnels

Grippe aviaire: confinement prolongé chez les professionnels

Les détenteurs professionnels de volailles doivent encore confiner leurs animaux au moins jusque-là. Cela peut se faire en gardant les animaux dans un bâtiment fermé ou en les maintenant sous des filets qui empêchent tout contact direct avec des oiseaux sauvages. Une exception est faite pour les oiseaux coureurs (autruches, nandous, émeus…) : le confinement n’est plus obligatoire bien que vivement recommandé.

Par ailleurs, tous les détenteurs professionnels et amateurs doivent encore nourrir et abreuver leurs oiseaux et volailles à l’intérieur ou sous filets. L’utilisation de rapaces pour la chasse reste quant à elle interdite. Lors de ce type d’activité, le risque de contamination par les oiseaux sauvages est encore jugé trop élevé.

« En l’absence de nouveau cas dans les 150 km autour de la Belgique, le confinement pourrait être levé dès le 20 avril », précise le ministre.

Quelle est la situation actuelle ?

Le nombre de contaminations par la grippe aviaire chez les oiseaux sauvages diminue sensiblement. Cela signifie que le virus circule de moins en moins. Cette tendance est perceptible non seulement en Belgique, où les dernières contaminations recensées remontent à environ 3 semaines, mais aussi dans une zone plus large autour de notre pays. Bien qu’il reste un certain nombre de zones problématiques ailleurs en Europe où de nouveaux foyers sont encore régulièrement identifiés, cela concerne généralement des contaminations entre les exploitations avicoles et moins de nouvelles contaminations par les oiseaux sauvages.

Pour rappel, la Belgique a connu, en février et mars, cinq contaminations par le virus H5N8 de la grippe aviaire : une chez un détenteur amateur d’oiseaux d’ornement à Lebbeke et 4 chez des oiseaux sauvages à Oud-Heverlee, Huldenberg, Dilsen-Stokkem et Ottignies.

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