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Lors d’une battue de destruction autorisée,excès de zèle d’un agent du DNF

Les faits se déroulent il y a trois ans dans la région de Thuin.

Lors d’une battue de destruction autorisée, un agent du DNF se poste seul alors qu’il n’est pas de garde pour observer le déroulement de la battue.

Temps de lecture : 2 min

Plusieurs sangliers sortent dans toutes les directions, certains sont tués, d’autres ratés et un gros sanglier est blessé, celui-ci se réfugie dans un bosquet n’appartenant pas à la société de chasse organisant la battue

À la fin de la première traque, le directeur de battue demande à un traqueur et à un chasseur d’aller achever ce sanglier. Comme l’impose la loi, il essaie de prévenir le propriétaire du bosquet, pas de réponse car celui-ci se trouve à l’étranger. Malheureusement, le directeur de battue ne garde pas la preuve de son appel.

À l’instant où les deux personnes envoyées achever le sanglier pénètrent de bonne foi dans le bosquet, l’agent du DNF les interpelle et dresse procès-verbal pour chasse sur autrui avec les circonstances aggravantes de chasse en bande (il était deux!!) et chasse en dehors des périodes autorisées (puisque le bosquet ne fait pas partie de la demande de destruction).

Ceux-ci lui expliquent la situation, rien n’y fait et après quelques mois ils se retrouvent devant le tribunal correctionnel, lors du premier jugement ils sont condamnés avec amende et surtout un casier judiciaire donc, plus de possibilité d’obtenir un permis de chasse durant plusieurs années.

Après trois années de procédure, le chasseur et le traqueur gagnent en appel et sont lavés de tout soupçon. Mais pourquoi un tel acharnement de la part de l’agent du DNF ? Pourquoi ne pas les avoir laissés achever ce sanglier ? Pourquoi ne pas soutenir les chasseurs quand ils essaient par tous les moyens de diminuer la population de sangliers ?

Un conseil, gardez toujours la preuve que vous avez prévenu le propriétaire ou la personne possédant le droit de chasse du terrain sur lequel vous allez effectuer une recherche. Contactez également votre assureur car une défense en justice plus spécifique peut intervenir dans ce genre de problème.

J’espère que cette ridicule expérience profitera au monde de la chasse.

JBB.

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Voix de la terre « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors, ils l’ont fait ». La citation de Mark Twain dérive d’un bon mot tiré d’un film de Marcel Pagnol, à prononcer avec l’accent provençal : « Tout le monde savait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l’a fait ! ». Le terme « imbécile » doit être ici compris comme une personne qui ne suit pas les conventions et ose aller à l’encontre de ce que l’on attend de lui. Car il ne fallait pas être un imbécile (= un idiot) pour accéder à la Grand-Place de Bruxelles en tracteur et y déverser une benne de pommes de terre !!
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