Accueil Voix de la terre

Miscanthus et bétonithus

Le SB du 21 mai dernier a largement relayé l’implantation de miscanthus pour protéger l’environnement et les eaux, tout en fournissant une source d’énergie bien locale. On ne peut que féliciter la section eau de l’Intercommunale Idelux pour cette initiative tout comme pour le travail réalisé dans le domaine de l’épuration des eaux où du retraitement des déchets. Bravo pour tous ces services bien utiles.

Temps de lecture : 2 min

Là où il est plus difficile de comprendre, c’est lorsqu’en parallèle, notamment la même intercommunale étend chaque année son territoire en affectant de bonnes terres agricoles à d’autres fins économiques via la prolifération ou l’extension de zonings. Cela est sans doute plus profitable sur le court terme que l’agriculture mais cela passe par une artificialisation irréversible des sols, d’où une perte irréversible de biodiversité, d’une ressource indispensable pour notre alimentation, un appauvrissement des nappes phréatiques, et le réchauffement climatique, soit des effets sur le long terme totalement opposés à ceux préconisés de nos jours ou recherchés par l’implantation de miscanthus.

C’est sans doute pour cela que la bétonisation des sols ne fait pas la première page des journaux. Il existe pourtant des solutions, la Walloniedispose de nombreuses friches industrielles ou autres à réhabiliter, d’espaces vides à réaffecter mais cela n’est économiquement pas très profitable, il est plus facile de sacrifier de bonnes terres plutôt que d’assainir des sites existants, et lorsqu’une friche est réaménagée, cela fait la première page mais reste très marginal par rapport à toutes les actions signées dans l’autre sens. D’où difficile de trouver de la cohérence, du bon sens. Sauf, à y penser tout cela s’explique : la loi du profit à court terme, inavouée mais omniprésente c’est elle qui domine.

Les ressources que nous sacrifions aujourd’hui, devront largement être repayées demain mais seront impayables. Il faut espérer que Raisonabilithus l’emportera sur Profithus, il y a urgence.

A.B.

A lire aussi en Voix de la terre

Courrier des lecteurs : Euro-vision

Voix de la terre Mai, joli mois de mai ! Mois des fleurs et du printemps, d’une certaine liberté retrouvée à la ferme avec la sortie du bétail en prairie ! Et mois du… Concours Eurovision de la chanson. Je souris de nostalgie en vous écrivant ces mots, car je me rappelle la passion que Maman éprouvait pour cette émission quand nous étions petits, elle qui n’était pas fanatique de télévision mais n’aurait raté cet événement sous aucun prétexte ! Couturière et pas du tout fermière, elle s’intéressait surtout aux tenues des chanteuses, « po vèye kommîn ell’ z’ astîns ko agadlè » (pour voir comment elles étaient encore accoutrées). Après la victoire de France Gall en 1965, elle avait dessiné et cousu pour sa jeune sœur une robe semblable à celle de l’interprète de « Poupée de cire, poupée de son ». Souvenirs, souvenirs…
Voir plus d'articles