Les producteurs de pommes de terre bio face à un problème majeur d’écoulement

Les producteurs de pommes de terre bio face à un problème majeur d’écoulement

En phase avec les attentes de la société, la Wallonie a pour ambition d’atteindre 30 % de la surface agricole utile en agriculture biologique d’ici 2030. En 10 ans, le nombre de producteurs en production biologique ou en conversion, a plus que doublé, passant de 779 à 1816. Le secteur de la production bio veut donc répondre à la demande croissante des consommateurs, en produisant des pommes de terre locales certifiées bio, issues de variétés robustes meilleures pour l’environnement. Pourtant, des producteurs bio se retrouvent aujourd’hui avec plus de 1.300 tonnes de pommes de terre sur les bras.

En effet, sur le marché du libre il n’y a actuellement plus de demande de la part du principal emballeur belge qui fournit la plupart des grandes surfaces. Cette situation semble d’autant plus interpellante qu’en ce moment, certaines enseignes affichent des offres en pommes de terre bio en provenance d’autres pays.

Les nouvelles récoltes de pommes de terre sont sur le point d’arriver (Égypte, Israël, Chypre…), ce qui renforce le risque de gaspillage alimentaire et les pertes (économiques) pour les producteurs. Conjointement, le Collège des Producteurs est en train de concrétiser une action avec « La Bourse aux Dons » pour proposer une offre au secteur de l’aide alimentaire.

Les producteurs bio appellent de leur côté les citoyens à se diriger vers des pommes de terre d’origine locale en magasins.

Même si la connaissance de l’origine des produits alimentaires non-transformés est loin d’être aussi évidente qu’il y paraît. Reste un levier d’action pour les consom’acteurs engagés : interpeller spontanément les enseignes, et réclamer la présence et ce de manière visible dans les étals, de pommes de terre d’origine locale, et certifiée bio.

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