Accueil Bovins

Quatorze pertes de statut indemne d’IBR liées à l’achat de bovins contaminés

Depuis février 2021, quelque 14 cas de perte du statut indemne d’IBR ont été recensés par l’Arsia sur base des sondages sérologiques de contrôle réalisés suite à des achats de bovins gE positifs.

Temps de lecture : 2 min

Ces 14 cas ont en commun le fait que les bovins détectés positifs à l’achat proviennent tous d’un même lot d’animaux destinés initialement à l’exportation hors UE qui, après un passage dans un centre de rassemblement courant janvier 2021, ont finalement été écoulés sur le marché belge en passant par divers négociants et marchés ( dont celui de Ciney ). Il s’avère que la plupart des animaux de ce lot sont maintenant contaminés par le virus IBR et il est probable qu’il en soit de même pour une partie des bovins entrés en contact avec eux au cours de leurs mouvements et transits dans les étables de négoce.

Il est regrettable que les négociants impliqués dans le commerce de ce lot contaminé et avertis par l’Arsia de ces contaminations, aient continué malgré tout à commercialiser les autres animaux appartenant à ce même lot qui n’étaient pas encore positifs au test Elisa gE et donc, pas encore bloqués dans Sanitel. Il s’agit clairement d’une violation de la législation IBR qui interdit la livraison à des cheptels indemnes de bovins entrés en contact avec des animaux infectés.

L’Arsia a établi la liste (disponible sur son site) des bovins constituant le lot de départ et a tenté, sur base des données de mouvements disponibles dans Sanitel, d’y ajouter les bovins entrés en contact et susceptibles d’avoir été contaminés. L’asbl en appelle donc à la vigilance de chacun dans la gestion des achats et rappelle la nécessité d’appliquer une séparation stricte pour les animaux achetés via un marchand, en particulier pour les identités figurant sur la liste que nous avons établie, afin d’éviter toute contamination du troupeau.

L’association suit au quotidien l’évolution de ce dossier et met tout en œuvre pour limiter les pertes de statuts. Cette série de contaminations met en tout cas en lumière l’urgence pour la réussite du plan de lutte IBR, de disposer dans une base de données centrale des informations relatives aux transports des bovins et ce, en temps réel.

D’après l’Arsia

A lire aussi en Bovins

Secteur bovin européen: et si la réalité était plus nuancée qu’on ne le pense?

Bovins Trop polluant, trop émetteur, incompatible avec la transition climatique : le secteur bovin reste souvent réduit à ses seules émissions. Pourtant, dans certaines régions, les prairies permanentes couvrent près de 48 % de la surface agricole utile et captent près d’une tonne de carbone par hectare et par an, pouvant compenser une part significative des émissions des animaux. La transition du secteur se mesure aussi concrètement puisque, selon le moniteur de la durabilité de Belbeef, 70 % des éleveurs suivis fixent du CO₂ dans leurs sols, 53 % utilisent des sources d’eau alternatives et près d’un quart produisent leur propre énergie renouvelable.
Voir plus d'articles