Le prix moyen des terres agricoles belges a augmenté de 10%, la plus forte hausse en 5 ans

Le prix moyen des terres agricoles belges a augmenté de 10%, la plus forte hausse en 5 ans
J.V.

«  Au même titre que les autres segments de l’immobilier, la hausse du prix des terres agricoles se poursuit inexorablement », observe le notaire Renaud Grégoire. En cause ? La faiblesse des taux d’intérêt, la rareté des biens mis sur le marché et la flambée du prix des matières premières.

Cette augmentation se constate aussi bien en Flandre (+10,7 %) qu’en Wallonie (+8 %). Sur une période de 5 ans, le prix moyen après inflation a augmenté de 27,2 % au nord du pays et de 21 % au sud. Par ailleurs, la différence de prix ne fait que croître entre la Flandre et la Wallonie. « Aujourd’hui, il faut débourser en moyenne 25.800 € en plus pour acheter une terre agricole en Flandre qu’en Wallonie », précise Fednot.

Les différentes provinces wallonnes connaissent cependant des évolutions différentes. En 5 ans, c’est dans la province de Namur que le prix moyen a le plus augmenté, de 45,9 % (soit +38,2 % si on tient compte de l’inflation). Il s’agit même de la plus grande augmentation au niveau national. À l’inverse, c’est dans la province de Liège que le prix moyen a connu une moindre progression, puisqu’il a grimpé de 10,1 % en 5 ans (soit une hausse réelle, inflation comprise, de 2,4 %).

La Fédération rappelle que terres agricoles constituent un marché spécifique où les différences de prix peuvent être très importantes. « Une terre non-louée vaudra par exemple bien plus cher qu’une terre louée avec un long bail encore à honorer. De même, au sein même d’une province ou d’une commune, les prix peuvent être très différents pour des terres qui présentent les mêmes caractéristiques », ponctue-t-elle.

Belga

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