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Importante baisse des résidus de Cipc dans les hangars de stockage

Depuis que le Cipc ne peut plus être utilisé pour inhiber la germination des tubercules, Belgapom a réalisé plusieurs campagnes de contrôle des résidus au sein des infrastructures de stockage des pommes de terre. Les résultats des deux dernières campagnes sont excellents.

Temps de lecture : 3 min

Durant l’été 2019, l’Europe a décidé de bannir le chlorprophame (Cipc), un inhibiteur de germination chimique, du panel de produits phytosanitaires disponibles en adoptant le Règlement d’exécution 2019/989. En Belgique, la fin du délai de grâce pendant lequel le Cipc pouvait encore être utilisé a été fixée au 30 juin 2020. L’association professionnelle Belpotato.be a alors pris diverses initiatives afin d’accompagner les planteurs dans la bonne direction. Un protocole de nettoyage des hangars a notamment été élaboré et leur a été communiqué.

Une LMR temporaire

Normalement, une interdiction d’utilisation d’un produit phytopharmaceutique pour des raisons de santé est rapidement suivie par la publication d’un règlement européen qui réduit la limite maximale résiduelle (LMR) à 0,01 mg/kg (limite de détection).

Dans le cas présent, en raison de la contamination historique qui a touché les hangars où était utilisé le Cipc, les États membres et la Commission européenne ont consenti à emprunter, exceptionnellement, la piste d’une LMR temporaire (LMRt). Le 9 février 2021, celle-ci a été fixée à 0,4 mg/kg suite à l’adoption du Règlement 2015/155. Applicable depuis le 2 septembre 2021, cette LMRt sera encore abaissée à l’avenir.

Près de 1.000 prélèvements

Au cours des années dernières, chaque intervenant de la Potato Value Chain (PVC) en Belgique s’est engagé à assurer la sécurité alimentaire des consommateurs en participant au plan d’échantillonnage des résidus de Cipc mis en place par Belgapom. L’objectif de cette campagne était de réduire au maximum la présence potentielle de ce produit dans les hangars de stockage de pommes de terre.

En 2020, 913 échantillons ont été prélevés lors de la campagne, dont la majorité montrait un résultat négatif. 156 échantillons présentaient un résidu de Cipc supérieur au seuil de détection de 0,01 mg/kg. Les valeurs variaient de 0,01 à 5,3 mg/kg.

Les résultats des actions de la PVC et de la fédération européenne de la filière, Euppa, au cours de la saison 2020-2021 ont montré une diminution positive des résidus de Cipc à travers l’Europe, ainsi que le respect de la LMRt. Il a donc été proposé à la Commission d’abaisser la LMRt à 0,35 mg/kg, sur la base des données collectées.

De rares cas positifs

Afin de maintenir cette LMRt et parce qu’il faut plus de temps pour réduire les résidus de Cipc, il était important de continuer à surveiller les résidus pendant la saison de stockage 2021-2022.

En 2022, 220 échantillons ont donc été prélevés. La grande majorité de ceux-ci (95 %) n’a montré aucun résidu. Seuls 5 % étaient positifs avec des valeurs comprises entre 0,033 et 0,27 mg/kg (donc tous en dessous de la LMR temporaire de 0,4 mg/kg). On constate une diminution progressive des résidus de Cipc dans les hangars de stockage belges.

Les données belges ont été partagées sous le couvert de l’anonymat avec l’institut de recherche français Arvalis qui établira un rapport définitif pour le compte de la Potato Value Chain et de l’Euppa. À cet effet, des données d’autres pays européens seront fournies. Grâce à cette approche, l’entièreté des données recueillies donnera un aperçu de la situation au fil de la saison de conservation et dans différents pays.

Au cours de la prochaine saison de stockage, des échantillons seront à nouveau prélevés dans les hangars belges.

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