Que ce soit en prairie ou en grande culture,

vos engrais de ferme ont de la valeur !

Après un léger tassement de la valeur des engrais de ferme ces 3 dernières années, nous assistons à nouveau à une hausse de la valeur de l’azote, du phosphore et dans une moindre mesure de la potasse. La hausse lente mais régulière du baril de pétrole explique en partie ces hausses de prix.

Deux tableaux sont présentés ci-après, le premier pour la fertilisation des prairies permanentes (cf Tableau 1), car elles sont généralement installées sur des terrains au pH acide. Dans ce cas, l’usage du phosphate naturel est recommandé comme engrais de fond agissant pendant plusieurs années. Il a un effet chaulant (équivalent base + 25) et le phosphore est solubilisé en condition acide. Ceci se justifie lorsque les prairies permanentes sont acides avec un pH KCl inférieur à 5,5.

En ce qui concerne les cultures et les prairies temporaires (cf Tableau 2) qui sont généralement installées en rotation sur des sols dont le pH est proche de la neutralité, les apports de phosphore soluble agissant rapidement, sont indiqués dans ces conditions.

Carbone et fertilité des sols

Pour 2019, le centre Agra-Ost insiste sur la valeur des engrais de ferme par rapport à leur contenu en matière organique. Il présente d’ailleurs cette année une ligne de référence pour les différents engrais de ferme qui reprend la teneur en carbone et en matière organique.

La matière organique étant source d’humus pour les sols, ce dernier a une valeur réelle d’autant plus importante que la teneur des sols est pauvre en carbone.

Si la prairie permanente est un puits de carbone, les terres de cultures, labourées chaque année avec peu ou pas d’apport de matières organiques, s’appauvrissent.

Le carbone a des actions positives sur la fertilité des sols. Sa teneur est calculée au laboratoire par la teneur en matière organique divisée par 1,72. Cela donne une idée de la quantité de carbone restitué au sol, mais cette valeur cache une grande diversité de réactivité et donc d’actions positives sur la fertilité des sols. En effet, la forme de carbone est très importante pour interpréter sa réactivité liée à sa vitesse de dégradabilité.

En polyculture et élevage, le cycle du carbone peut facilement être respecté, en culture sans animaux, il faut importer impérativement de la matière organique pour assurer la fertilité à long terme des sols.

On remarquera immédiatement dans les tableaux de la valeur des engrais de ferme que les fumiers sont nettement plus concentrés en matières organiques que les lisiers et digestats. La raison ? Ils sont moins riches en eau et contiennent plus de litière.

En tenant compte de la teneur en matière sèche des engrais de ferme, la quantité de carbone fournie au sol est identique pour les différents engrais de ferme. Si, par contre, on calcule le rapport de carbone par kg d’azote, on remarque que c’est le fumier et le compost de fumier de bovins qui sont les plus riches en carbone.

D’après Pierre Luxen,

Agra-Ost, 080/22.78.96.,

agraost@skynet.be.

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