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Mercedes Classe G 400 d: la forme et la fonction

Le Mercedes Classe G fait partie de ses quelques véhicules que l’on a l’impression de voir depuis presque toujours sur la route. Rencontre avec cette légende du 4x4, présente sur le marché de 1979, dans sa motorisation 400 d 6 cylindres Diesel.

Temps de lecture : 5 min

Le Mercedes Classe G, c’est avant tout une ligne inimitable qui n’a pas vraiment évolué depuis 1979, année du lancement de modèle devenu mythique. Depuis, le 4x4 du constructeur allemand a traversé les époques en gagnant en luxe et performances, mais son ADN est resté identique.

En 2018, il a été profondément revu pour recevoir la technologie actuelle. Si l’habitacle est également devenu plus moderne, le feeling à bord est resté le même. Le bruit typique des portières quand on les ouvre ou les ferme, toujours le même, inspire la robustesse et la qualité, une impression renforcée par l’aspect massif de l’engin, tout en angles.

Le problème du Classe G, c’est qu’il a grimpé en puissance au fil des années et que son châssis a été complètement dépassé avec des moteurs de plus de 400 ch sous le capot. Depuis sa dernière refonte, il a beaucoup gagné en stabilité et ses motorisations ont été renouvelées.

Celle qui nous intéresse est un six cylindres en ligne diesel de 3.0 développant 330 ch et 700 Nm. Très loin des versions AMG qui sont ne sont pas utilisées en dehors des routes goudronnées, ce G 400 d est taillé pour faire ce pour quoi ce véhicule a été conçu, c’est-à-dire évoluer dans des conditions difficiles (il peut traverser des gués de 70 cm de profondeur ou affronter des dévers de 35º) et tracter des remorques freinées jusqu’à 3.500 kg.

Loin d’être rétro

Fabriqué semi-manuellement par Magna Steyr à Graz (Autriche), le Mercedes G 400 d est un véhicule exclusif puisqu’il débute à 122.936 €, un budget conséquent auquel il faut ajouter une somme rondelette si l’on commence à puiser dans l’impressionnante liste d’options. Pour ce prix, on a droit à un véhicule qui est loin d’être aussi rétro que son aspect pourrait le faire penser. Il suffit de prendre place à son bord pour se rendre compte de l’ampleur de la tâche accomplie par Mercedes.

Rien ne manque, à commencer par l’impressionnante double dalle numérique qui reprend l’instrumentation et le système d’infodivertissement, des inserts chromés satinés et noirs « piano », du cuir à profusion et une finition de très haut niveau. Il faudrait être très difficile pour ne pas se sentir bien dans ce véhicule où l’on domine la route. Si vous êtes mélomane, le système audio Burmester surround est parfait pour flatter vos oreilles.

On regrettera juste l’espace aux jambes à l’arrière qui semble étonnamment « limite » pour un véhicule de cette taille, de même que la porte arrière du coffre qui peut s’avérer encombrante dans les parkings.

À l’intérieur, une impressionnante double dalle numérique reprend l’instrumentation et le système d’infodivertissement.
À l’intérieur, une impressionnante double dalle numérique reprend l’instrumentation et le système d’infodivertissement.

Régal en tous points

À une époque où les mécaniques thermiques perdent du terrain et son de plus en plus « lissées », rouler avec ce six cylindres à la sonorité mélodieuse est un vrai régal. Extrêmement doux et discret à allure normale, il répond présent à la moindre sollicitation de l’accélérateur et les performances sont loin d’être ridicules avec un 0 à 100 km/h envoyé en 6,4 secondes !

Équipé de suspensions pneumatiques, le Classe G gomme la majorité des aspérités de la route. En salon roulant qu’il est, il n’aime en contrepartie pas être brusqué, ses 2.430 kg à vide se rappelant à vous. Revers de la médaille de sa grande souplesse d’amortissement, il se montre plutôt flou à vitesse élevée, sur l’autoroute par exemple.

Par contre, hors des sentiers battus, le gros Mercedes maîtrise parfaitement son sujet et semble impossible à arrêter, quelle que soit la situation. Jamais inconfortable, il passe partout avec panache.

Avec son aérodynamique de parpaing en béton, il ne faut pas espérer de miracle pour la consommation. Une base de 11 l/100 km est à prévoir avec un œuf sous la pédale de droite !

Indémodable

Loin de son image de voiture « bling-bling », de véhicule à la mode dans les rues de Londres ou Monaco, le G 400 d se révèle pleinement lorsqu’il est utilisé comme bête de somme, tout en offrant le raffinement et le confort d’une berline de luxe. Son apparente rusticité contraste avec sa technique à la page, un cocktail très particulier qui le rend particulièrement attachant.

Parce que si nous devons retenir une particularité de ce modèle après notre essai, c’est son caractère unique qui ne le fait ressembler à aucun 4x4 ou SUV disponible actuellement sur le marché. Ici, l’émotionnel occupe une part très importante et la raison passe en arrière-plan. Peu importe si son prix est très élevé ou qu’il a quelques défauts : acheter un Mercedes Classe G, c’est se différencier et entrer dans le club fermé des initiés qui en possèdent un.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si ses ventes sont au beau fixe depuis 2018 et que la marque est en train de développer une version 100 % électrique qui sera baptisée EQG. Présenté l’année prochaine, ce véhicule qui conservera le look rassurant du Classe G s’annonce particulièrement étonnant, avec quatre moteurs électriques (un par roue), lui permettant de faire demi-tour sur place, à la façon d’un char d’assaut. Malgré ses 44 ans au compteur, le Geländewagen – « tout-terrain » en français –, n’est pas près de céder sa place, loin de là !

Maxime Herion

www.gocar.be

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