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Mercosur : l’architecture institutionnelle européenne sous tension

Alors que la commission ambitionne de signer l’accord entre l’UE et les pays du Mercosur avant Noël, une série d’événements a ravivé les crispations politiques et agricoles : irrecevabilité d’une saisine de la Cour de justice, révélations sanitaires venues du Brésil, clauses de sauvegarde encore inopérantes et inquiétudes des filières d’élevage.

Et dire que pendant des années, cet accord semblait promis à l’immobilisme. Relégué dans un coin du paysage institutionnel, affaibli par les controverses environnementales et les craintes des éleveurs européens, il paraissait voué à une stagnation durable. Mais l’automne a rebattu les cartes. Dès septembre, un objectif jusqu’ici murmuré a été évoqué ouvertement : conclure le traité avant la fin de l’année, possiblement autour du 20 ou du 25 décembre.

Cette accélération s’explique par une intuition...

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