2025: une année marquée par les activités pour le herd-book Blonde d’Aquitaine
Le samedi 14 mars, le herd-book Blonde d’Aquitaine organisait son assemblée générale sur l’exploitation de Dominique Callemeyn, à Ronquières. Cet événement a été l’occasion pour Philippe Leconte, président du herd-book, de revenir sur les activités marquantes de l’année 2025.

L’année écoulée s’est révélée particulièrement riche en événements. Parmi les temps forts, nous retiendrons notamment l’organisation, au mois de mai, d’un voyage de visites d’élevages en France (Eure-et-Loir), ainsi que l’organisation des concours de Libramont, fin juillet, et de Battice, début septembre. À cela s’ajoute la participation d’animaux wallons au concours organisé par l’association flamande de la race Blonde d’Aquitaine à Bogaarden, le jour de la fête nationale.
Un autre rendez-vous important fut la tenue, le 13 septembre, de la journée de la Blonde d’Aquitaine sur l’exploitation d’Henry-Jean Defgnée à Sprimont, qui a rencontré un beau succès. À cette occasion, le herd-book avait invité un juge français afin d’illustrer concrètement, sur différents animaux, les fondamentaux de la race.
Sur le plan technique, Philippe Leconte s’est réjoui de la progression de 5 % par rapport à l’année passée des effectifs admis au herd-book, dont il a félicité les membres du conseil d’administration pour le travail accompli. Il, par ailleurs, remercié le personnel d’Elevéo qui compte Maxime Servotte, un nouveau technicien, venu renforcer l’équipe.
Dans la ferme de Dominique Callemeyn
Dominique Callemeyn exploite sa ferme depuis 36 ans. Elle ne peut toutefois pas être considérée comme une ferme familiale au sens strict, puisque Dominique en a d’abord été locataire avant de l’acheter il y a 18 ans. Il gère seul son exploitation, son épouse ayant toujours exercé une activité professionnelle à l’extérieur.
Éleveur laitier, il a débuté en race Blonde d’Aquitaine il y a une vingtaine d’années en achetant cinq vaches pleines. Il a poursuivi en parallèle son activité laitière jusqu’à la crise du lait en 2009. À partir de cette période, ce dernier a choisi d’arrêter totalement la production laitière afin de se consacrer exclusivement à l’élevage de cette race.
L’exploitation s’étend sur une cinquantaine d’hectares, dont 20 ha de prairies permanentes et 30 ha de cultures. La plupart d’entre elles sont destinées à l’alimentation du bétail (maïs, froment, épeautre et prairies temporaires). Il s’agit de la première année lors de laquelle l’éleveur ne cultive pas de betteraves.
Les génisses en 100 % insémination
Au niveau du cheptel, Dominique réalise une quarantaine de vêlages par an, répartis tout au long de l’année. Le troupeau comporte deux taureaux reproducteurs destinés uniquement aux vaches. L’ensemble des génisses aptes à la reproduction est inséminé. Celles-ci sont mises à la reproduction entre 20 et 24 mois, sur une période de six semaines, de décembre à janvier. Dominique souligne obtenir de très bons taux de réussite en insémination, « les années où les fourrages sont de bonne qualité », insiste-t-il. Il augmente la part de protéagineux (plus 0,5 kg de soja par animal) avant et pendant la période d’insémination, avec des résultats très satisfaisants. Les génisses sont inséminées avec des taureaux reconnus pour leur facilité de vêlage, tels que Nelson GD, Illustre, Largo, Nougat ou encore Idalgo.
Un complément unique pour toutes les catégories d’animaux
Concernant l’alimentation, l’éleveur utilise une ration de base composée de ray-grass préfané, de foin et très peu de maïs. Cette ration est ensuite complétée et adaptée selon les catégories d’âge d’animaux, avec un aliment à base d’épeautre, de correcteur azoté et de minéraux. Cet aliment unique est utilisé à la fois pour les veaux et comme complément pour les autres catégories.
Peu d’engraissement par manque de place
En ce qui concerne les débouchés, le manque de place limite l’engraissement sur l’exploitation. Les vaches de réforme sont généralement vendues « un peu avancées » pour l’engraissement, sauf en
période estivale où les bâtiments sont disponibles, permettant d’engraisser quelques animaux par an. Les broutards mâles partent chez un marchand, sauf 2 à 3 jeunes mâles qui sont vendus en moyenne chaque année pour la reproduction. Les jeunes femelles sont soit conservées pour le renouvellement du troupeau, soit vendues pour la reproduction.






