Près d'un enfant sur deux exposé à plusieurs aléas climatiques, en Belgique aussi
Près de la moitié des enfants dans le monde, soit 1,1 milliard, sont désormais exposés à au moins trois aléas climatiques simultanés, indique un nouveau rapport de l'Unicef publié mardi. Ces menaces pèsent sur leur santé, leur éducation et leur survie, avertit l'organisation onusienne.

La Belgique n'est pas épargnée. Plus de 2 millions d'enfants y sont exposés aux vagues de chaleur et à la pollution de l'air. Bien qu'éloigné des régions équatoriales, notre pays figure parmi les États où plus de 90% des enfants sont confrontés à des températures nettement supérieures à la moyenne locale lors de vagues de chaleur sévères, aux côtés notamment du Bélarus, du Luxembourg et de la Moldavie, selon l'Unicef.
La pollution de l'air constitue un autre risque majeur. Le rapport estime que 2.279.429 enfants y sont exposés en Belgique. Le pays affiche un score de pollution de l'air de 8,54 sur 10, qualifié d'"extrêmement élevé".
L'organisation rappelle que les enfants sont particulièrement vulnérables à ses effets, leurs poumons, leurs voies respiratoires et leur système immunitaire étant encore en développement.
"Leurs voies respiratoires, plus étroites, peuvent être plus facilement enflammées, obstruées ou endommagées par les polluants, augmentant le risque de développer de l'asthme ou d'autres maladies respiratoires", pointe l'Unicef. "Ces effets sont encore aggravés chez les enfants en situation de handicap ou souffrant de problèmes de santé chroniques."
À l'échelle mondiale, le "Rapport 2026 sur les risques climatiques pour les enfants" cartographie l'exposition des enfants à huit menaces climatiques fréquentes: les inondations côtières, les sécheresses, les chaleurs extrêmes, les incendies, les vagues de chaleur, les inondations fluviales, les tempêtes de sable et de poussière ainsi que les tempêtes tropicales.
Certaines régions sont particulièrement touchées. Au Sahel, plus de quatre millions d'enfants sont exposés simultanément aux vagues de chaleur, aux chaleurs extrêmes et aux tempêtes de sable et de poussière. En Asie, notamment au Bangladesh, au Myanmar et au Pakistan, les enfants font face à un nombre encore plus élevé d'aléas climatiques simultanés, souvent d'une intensité supérieure à celle observée ailleurs dans le monde.
Les pays à revenu élevé ne sont pas pour autant à l'abri. En Italie, plus de six millions d'enfants sont ainsi régulièrement exposés à des vagues de chaleur et à des sécheresses prolongées, souligne le rapport.
Face à ces constats, l'Unicef appelle les gouvernements, les entreprises et les autres acteurs concernés à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à accélérer la sortie des combustibles fossiles et à renforcer les mesures d'adaptation, notamment dans les systèmes de santé, d'éducation et les infrastructures essentielles. L'organisation plaide également pour une participation accrue des enfants et des jeunes aux décisions climatiques.





