Denis Ducarme souhaite une sortie transitoire des néonicotinoïdes

Denis Ducarme souhaite une sortie transitoire des néonicotinoïdes
J.V.

«  Des alternatives respectueuses de l’environnement et des insectes pollinisateurs doivent être trouvées », plaide-t-il. À ce stade, les alternatives telles que les pyréthroïdes (comme le beta-cyfluthin et la téfluthrine), le deltamethrine, le lambda-cyhalothrine ou le pirimicarbe sont en effet plus nuisibles pour les insectes pollinisateurs que les néonicotinoïdes.

De son côté, le Comité permanent européen des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et des aliments pour animaux doit se pencher ce vendredi sur une proposition d’interdiction immédiate des néonicotinoïdes.

Le ministre Ducarme a écrit à la Commission européenne afin de lui demander d’adapter la proposition qui sera discutée au Comité européen afin d’y inclure un phasing-out limité aux filières betterave et chicorée.

En effet, la proposition actuelle lui semble insatisfaisante. D’une part, « elle fait fi de l’absence d’alternatives écologiques et du fait que les alternatives existantes telles que les pyréthroïdes sont en effet plus nuisibles pour les insectes pollinisateurs que les néonicotinoïdes du fait qu’elles doivent être pulvérisées dans l’air ». D’autre part, « elle ignore la situation de dépendance de nos agriculteurs à cette substance. En effet, les secteurs belges de la betterave et de la chicorée risqueraient concrètement de ne pas survivre à une interdiction immédiate ».

Cette position avait déjà été défendue fin 2017 par la Belgique. Notre pays avait alors instamment demandé aux instances européennes que l’interdiction de ces produits soit accompagnée d’une étude complémentaire de l’EFSA (l’Autorité européenne de sécurité des aliments) sur des alternatives afin d’éviter une situation contre-productive tant pour les pollinisateurs que pour notre secteur betteravier.

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