Choisir une alimentation locale pour son bétail, une évidence pour davantage d’éleveurs

Ce sont plus de 500 éleveurs qui ont arpenté, l’année passée, les parcelles de démonstration et les ateliers dynamiques. L’édition 2018, avec une localisation très centrale à l’échelle de la Wallonie, s’annonce déjà prometteuse.
Ce sont plus de 500 éleveurs qui ont arpenté, l’année passée, les parcelles de démonstration et les ateliers dynamiques. L’édition 2018, avec une localisation très centrale à l’échelle de la Wallonie, s’annonce déjà prometteuse.

Face au vacillement du prix des intrants sur le marché, les éleveurs cherchent plus d’autonomie fourragère, financière mais aussi décisionnelle. L’autonomie permet un meilleur contrôle de ses coûts et de la qualité de sa production mais aussi d’améliorer la durabilité des fermes et leur impact sur l’environnement. Elle permet de répondre aux attentes des consommateurs et renvoie une image authentique de l’élevage wallon. Mais l’autonomie, c’est aussi ancrer notre élevage dans nos territoires, en valorisant autant que possible les ressources locales.

Le Salon Professionnel de l’Autonomie Fourragère entend donc apporter toutes les informations techniques nécessaires à l’amélioration des performances et de l’autonomie fourragère des éleveurs. Pour l’occasion, la Fugea (Fédération unie des groupements d’éleveurs et d’agriculteurs) s’est associée cette année avec l’École provinciale d’agronomie et des sciences de Ciney (Epasc), pour la tenue de cette 4e édition. Le rendez-vous est donné le jeudi 20 septembre à Ciney !

Au programme, un carrefour technique, d’informations et de rencontres, et des ateliers didactiques animés par des partenaires toujours plus nombreux.

Maximiser nos prairies : le bon sens le moins coûteux

L’herbe sera à nouveau mise à l’honneur. Cette année, neuf semenciers présenteront les mélanges qu’ils proposent. Les dix-huit parcelles ayant traversé, plus ou moins bien, la sécheresse de Ciney sont prêtes à affronter l’œil comparatif des éleveurs ! Fourrages Mieux est de nouveau à l’œuvre aussi, avec de nombreuses parcelles de graminées, légumineuses et mélanges. l’asbl analysera les critères de choix des espèces pour réussir ses prairies.

Côté machinisme, c’est Gaëtan Dubois, du Cra-w, qui animera la démonstration de semis et du sur-semis de prairies pour des renouvellements parfois bien utiles. Les élèves de 6e animeront eux aussi un atelier de démonstration, tourné vers le matériel d’entretiens des prairies.

Plusieurs concessionnaires exposeront du matériel de gestion et de récolte des fourrages.

De nombreuses fonctions pour les cultures dérobées

Quatre organismes informeront les visiteurs des nombreuses fonctions que peuvent remplir les intercultures : bénéfices agronomiques pour les sols et l’environnement (Protect’eau), qualité fourragère et appoint bien apprécié certaines années (Biowallonie), fonctions environnementales parfois méconnues et aides possibles pour certaines cultures (Natagriwal), et enfin valorisation par les ovins, pour un win-win entre les animaux et les cultures (Collège des producteurs). Démonstration le jour même, où cultures dérobées et moutons se côtoieront…

Alimentation innovante et valorisation du lait

Le séchage de foin en grange sera également abordé sous de nombreux angles : du choix des espèces, en passant par la technique de séchage et les différentes installations. Il y sera aussi question de la valorisation du lait issu de ce foin bien particulier, avec l’association de producteurs « Prolafow » ainsi que les pôles fromagers du Carah et de l’EPASC.

Question valorisation, l’Awé présentera la race Blanc Bleu mixte : « Elle présente de nombreux avantages, une bonne santé, une bonne longévité ainsi que de bonnes performances de reproduction » explique Géry Glorieux. « Nous évoquerons des leviers d’action intéressants que la ferme Leboutte a enclenchés, pour augmenter son revenu malgré une diminution de la productivité par animal. »

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