Achat des produits phytosanitaires: pensez à vérifier les zones tampons «étiquettes»

Au-delà des mesures de protection des eaux de surface, des dispositions existent également pour protéger des «organismes non ciblés», qu’il s’agisse d’espèces végétales ou d’insectes.
Au-delà des mesures de protection des eaux de surface, des dispositions existent également pour protéger des «organismes non ciblés», qu’il s’agisse d’espèces végétales ou d’insectes.

Bien choisir ses produits, c’est aussi tenir compte des obligations en matière de zones tampons et de réduction de la dérive. Il est donc important, lors de vos achats, de prêter attention aux restrictions d’utilisation et de comparer les alternatives de produits entre-elles. La vérification de chaque étiquette, pour chaque culture, peut cependant s’avérer fastidieuse. De plus, la superposition des règles relatives aux zones tampons « étiquette » et « minimales », rend le sujet particulièrement complexe.

Pour vous aider dans cette tâche, Protect’eau a réalisé des fiches compilant, par culture, la liste des produits agréés et la largeur de la zone tampon à respecter en fonction de la technique de réduction de la dérive utilisée.

Comment utiliser les fiches ?

La figure ci-jointe présente un modèle de fiche.

 1. Choisir la colonne qui correspond à la situation rencontrée sur la parcelle à traiter

Les fiches comportent 3 colonnes. Les deux premières colonnes reprennent, selon le pourcentage de réduction de la dérive de la technique utilisée, les largeurs de zones tampon à respecter le long des cours d’eau ou plans d’eau (colonne 1) et les zones tampon à respecter le long des fossés de bords de route, de drainage ainsi que le long des terrains revêtus ou meubles sujets au ruissellement et reliés à un collecteur (trottoirs, voiries, graviers, pavés, talus >10 %…) (colonne 2 – voir détails en haut de la fiche). L’utilisateur doit se référer à la colonne appropriée, en fonction du « type » d’eau de surface rencontré dans ou le long de sa parcelle.

L’utilisation d’un matériel permettant d’atteindre un pourcentage de réduction de la dérive supérieur à celui prescrit sur l’étiquette du produit permet, dans certains cas, de réduire la largeur de la zone tampon. Les fiches permettent de s’en rendre compte rapidement.

Pour rappel, contrairement aux zones tampons de 1, 3 ou 6 mètres, les zones tampon « étiquette » ne s’appliquent que lorsque de l’eau est présente en surface au moment du traitement.

 2. Vérifier les obligations relatives à la protection des organismes non-cibles

Au-delà des mesures de protection des eaux de surface, des dispositions existent également pour protéger des « organismes non ciblés », qu’il s’agisse d’espèces végétales ou d’insectes. L’étiquette de certains produits mentionne en effet un pourcentage minimum de réduction de la dérive à respecter sur toutes les parcelles traitées, qu’il y ait ou non de l’eau ou un collecteur à proximité de la parcelle. Cette information est reprise dans la 3e colonne des fiches.

 3. Faire le choix de ses produits en connaissance de cause

Ces fiches permettent de comparer aisément les exigences liées à l’application de l’un ou l’autre produit. Vous souhaitez minimiser les zones tampon le long de vos cours d’eau ? Vous êtes uniquement équipés de buses à 50 % ? Choisissez alors les produits qui rencontrent vos contraintes de mise en œuvre.

Choisissez vos produits en connaissance de cause. Utilisez les fiches « zones tampons » pour avoir une vue d’ensemble sur les mesures de protection des eaux de surface et des organismes non-cibles à considérer.

Où trouver les fiches ?

Les fiches de Protect’eau sont disponibles sur www.protecteau.be > publications > fiches techniques. Elles viennent d’être mises à jour mais, ces informations étant susceptibles d’évoluer, il est conseillé de vérifier si des modifications ont été apportées sur Phytoweb.

Vous avez des questions concernant les zones tampon ? Toutes les informations sont disponibles sur www.protecteau.be ou auprès de votre conseiller.

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