Une première première formation à l’autocontrôle du pulvé en Wallonie

Descendre de la cabine pour observer chaque buse permet une détection rapide des défauts.
Descendre de la cabine pour observer chaque buse permet une détection rapide des défauts.

À l’initiative de la formation « Autocontrôle du pulvérisateur », le Service d’Inspection des Pulvérisateurs (SIP) constate que chaque année, environ 10 % des pulvérisateurs sont refusés au contrôle. Sur la zone de Fosses-la-Ville, un pulvérisateur sur deux présentait une fuite mineure au dernier contrôle, à réparer pour le suivant. Guillaume Bergiers, chercheur en analyse de risque sur l’utilisation du pulvérisateur, explique : «  Deux types d’incidents peuvent constituer un risque significatif : les incidents très graves mais heureusement rares, et les petits incidents se produisant fréquemment. Les fuites mineures font partie de cette deuxième catégorie. Elles représentent un risque pour l’environnement, mais également pour l’opérateur et le consommateur. Pourtant, les fuites peuvent être facilement détectées et réparées.  » En faisant attention à de petites choses, on pourrait donc diminuer fortement le risque de contamination. Guillaume Bergiers poursuit, enthousiaste : «  Si au prochain contrôle sur la commune, on ne constate plus de fuites mineures, on estime que les agriculteurs auront réduit le risque d’accident environnemental de 80 %.  »

Du matériel de tous les jours

Guillaume Defays, responsable du SIP, a conçu la formation pour que la procédure soit simple et ne nécessite pas de matériel spécialisé. À travers une check-list d’une page, les agriculteurs sont invités à réaliser une série de tests pour identifier d’éventuels défauts sur leur pulvérisateur. Par exemple, grâce à quelques sachets en plastiques, des élastiques et un pichet, on peut évaluer le volume réellement pulvérisé par la machine. La formation propose également une étape d’observation de la rampe : remarque-t-on des buses bouchées, des jets irréguliers, des éléments gênant le jet ? «  Généralement, ces problèmes peuvent être résolus rapidement et à moindre coût par le propriétaire du pulvérisateur  », souligne Laurie Vergote, inspectrice du SIP. Mais encore faut-il les avoir repérés en descendant de la cabine.

Vers une formation à la demande ?

Dans les mois à venir, la formation « Autocontrôle du pulvérisateur » sera peut-êtree proposé aux agriculteurs d’autres Contrats captage. Après ce premier round, l’équipe du SIP compilera les retours des participants pour améliorer la check-list… et pourquoi pas pour proposer une formation sur tout le territoire wallon. Rendez-vous fin 2021 pour évaluer l’effet de la formation sur les résultats des agriculteurs à l’occasion du contrôle automnale du Service d’Inspection des Pulvérisateurs.

D’après Protect’eau