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La solitude du laboureur de fond

« Désespérément optimiste », ainsi me qualifie un ami agriculteur ! Lui-même semble avoir perdu la foi en son métier ; il vient quelquefois me trouver, pour remonter son moral défaillant. Je le vois souvent ces temps-ci, et dans sa conversation reviennent sans cesse les mots « crise », « harcèlement », « déprime », « suicide », etc. Pourtant, sa ferme modèle me semble très bien fonctionner. Alors, pourquoi sont-ils aujourd’hui si nombreux, comme lui, à exprimer une certaine fatigue du métier ? Pourquoi se complaisent-ils dans des sentiments négatifs ?

Il est venu hier avec un chiffre : tous les deux jours, un agriculteur se suicide en France ! En Belgique, le sujet semble tabou, puisqu’aucune statistique n’est rendue publique. Pourtant, régulièrement, l’un ou l’autre fermier passe à l’acte, comme Jérémy l’an dernier, le populaire jeune homme candidat de « L’amour est dans le pré ». À entendre mon ami, la dépression nerveuse est très répandue dans le monde agricole, et pour étayer son affirmation, il m’a parlé d’Agricall. Une agence de ce type, destinée à un métier précis,...

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