Accueil Archive

Différents outils pour tendre

vers une utilisation raisonnée

Temps de lecture : 4 min

L’Arsia aide les éleveurs dans la démarche de réduction d’utilisation d’antibiotique. Ces conseils ont pour objectif d’être durables et efficaces tant pour les fermes qui utilisent un minimum d’antibiotiques que pour celles classées jaune ou rouge selon les dispositions du nouvel arrêté royal sur la prévention et le contrôle de la résistance aux antimicrobiens chez les animaux.

Avant de vouloir mettre en place des outils d’aide, il est important de poser un bon diagnostic afin de préciser le traitement, prévenir les complications et réduire les coûts. Le vétérinaire d’exploitation à un rôle primordial dans cette démarche. En effet, il est important de retenir que « les antibiotiques, ce n’est pas automatique ».

Déjà à disposition…

Voici plusieurs outils actuels.

Plan de lutte SDRP : le lien entre le SDRP (syndrome dysgénésique respiratoire porcin) et la lutte contre l’antibiorésistance est indirect. Bien qu’il s’agisse d’une infection virale, elle ouvre la porte à des infections bactériennes secondaires qui nécessiteront des traitements antibiotiques. Cette utilisation excessive ou inappropriée de ceux-ci pour traiter ces infections peut accélérer le développement de résistances, d’où l’importance de mettre en place des stratégies de contrôle de la maladie tel que le plan de lutte national proposé par l’Arsia et la DGZ. Ce dernier a pour objectif de réduire les impacts négatifs tant que le plan économique que sanitaire dans une exploitation porcine. L’association propose un encadrement et des visites en ferme qui sont pris en charge à 100 % via des financements du Fond de santé et de la Région wallonne.

Biosécurité : la biosécurité en élevage englobe toutes les mesures prises pour minimiser le risque d’introduction et de propagation des germes pathogènes tant au sein de l’exploitation que vers l’extérieur. Les principes de base comme la marche en avant, le nettoyage et la désinfection du matériel et des locaux sont connus et particulièrement présents et appliqués dans les exploitations porcines et avicoles.

Néanmoins, la biosécurité doit être raisonnée en fonction du contexte épidémiologique et adaptée selon les caractéristiques de l’élevage. Les mesures de biosécurité implémentées doivent être considérées comme des polices d’assurance.

FarmFit : en Wallonie, cette application est principalement utilisée par les vétérinaires pour respecter les obligations légales en matière de biosécurité en porc et volaille. Cette plateforme permet d’enregistrer rapidement des points lors de la visite de l’entreprise, après quoi un rapport de visite avec un plan d’action est créé en 1 clic. Cela permet de garantir un suivi très efficace des points d’actions discutés entre le vétérinaire et l’éleveur.

Et à venir…

BSM Tools : encore en cours de développement, cet outil a été créé par la Faculté de médecine vétérinaire (ULiège) par l’intermédiaire de l’équipe du Professeur Saegerman. En temps réel, l’application permet d’évaluer si les améliorations proposées, acceptables et faisables apportent une réelle plus-value sur la note de biosécurité générale de l’élevage.

Visites d’exploitation : l’objectif de l’Arisa est de développer une application interne afin de détecter rapidement une hausse de la consommation d’antibiotiques ainsi qu’une évolution négative du BD100. Cette approche préventive vise à proposer des pistes de solution. Ces visites sont toujours en collaboration avec le vétérinaire de l’exploitation.

Autovaccin : celui-ci est préparé à partir de bactéries pathogènes isolées d’un sujet malade ou d’un animal sain du même élevage et destiné à être administré à cet animal malade ou aux animaux de cet élevage en vue de provoquer une immunité active. C’est un outil intéressant face à des pathologies bactériennes qui ne trouvent pas de solutions prophylactiques satisfaisantes dans l’arsenal thérapeutique traditionnel. C’est également une solution qui peut contribuer à une utilisation raisonnée des antibiotiques.

« La lutte contre l’antibiorésistance nécessite donc un effort des ensembles intervenants. Les mesures préventives peuvent réduire l’utilisation d’antibiotique et nous sommes présents auprès des éleveurs et des vétérinaires pour atteindre les objectifs « one health » mais surtout pour aider le secteur de l’élevage vers une transition plus durable », conclut l’Arsia.

La Une

Voir plus d'articles
Le choix des lecteurs