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La viande conserve une image positive auprès des francophones

Un francophone sur cinq souhaite consommer davantage de viandes locales. C’est ce que nous apprennent les résultats d’une nouvelle étude menée par l’Observatoire de la consommation de l’Agence wallonne pour la promotion d’une agriculture de qualité (Apaq-W). En outre, selon celle-ci, les francophones ont une image positive de l’élevage viandeux.

Temps de lecture : 3 min

Ladite étude est basée sur un panel de 1.000 francophones, dont 97 % ont affirmé avoir consommé de la viande dans les trois mois précédant sa réalisation. Près de trois quarts des répondants exprimaient le souhait de stabiliser sa consommation de viande, et 18 % souhaitent la diminuer. Le solde, soit 9 %, déclarait vouloir l’augmenter. Selon l’Apaq-W, nous ne tendrions donc pas vers une diminution du nombre de consommateurs, mais plutôt vers une diminution des quantités consommées.

Contrairement à cette tendance générale pour les produits viandeux, les francophones sont plus nombreux (20 %) à déclarer vouloir augmenter leur consommation de viandes locales. 74 % d’entre eux affirment que leur consommation de viande d’origine wallonne restera identique.

En outre, l’élevage viandeux bénéficie d’une bonne image puisque 60 % des francophones affirment en avoir une image positive. Plus encourageant encore, la même proportion estime que les éleveurs sont respectueux envers leurs animaux et attentifs à leurs besoins.

De même, l’image des produits viandeux est globalement positive puisque plus de la moitié des francophones en ont une opinion positive et que seul 1 francophone sur 10 en a une image négative.

Les substituts de viande, loin derrière

Globalement, les viandes wallonnes disposent donc d’un certain potentiel, même dans un contexte de diminution générale de la consommation de viande. La réduction des quantités consommées pourrait même jouer en la faveur des viandes locales.

L’étude s’est aussi penchée sur les alternatives végétales. Un francophone sur cinq déclarait avoir l’intention d’en consommer davantage, mais 40 % des consommateurs choisissent ces alternatives en complément des produits viandeux d’origine animale. Une nuance importante, car elle met en lumière la volonté de découvrir de nouveaux produits et d’étendre les choix de consommation sans éliminer entièrement la consommation de viande.

Par ailleurs, sur base de l’étude des données statistiques issues du panel de l’institut GfK Belgium, le marché des alternatives végétales demeure marginal par rapport au marché des produits viandeux. En 2022, les volumes de substituts de viande vendus représentaient en effet 1,35 % des volumes de viande et de substituts de viande achetés en Wallonie.

En bref, la viande ne disparaîtra pas des assiettes francophones de sitôt. Les produits viandeux, et en particulier la viande locale, suscitent toujours un certain intérêt chez les consommateurs, même si l’on observe une volonté de consommer différemment. Une perspective encourageante pour les éleveurs wallons.

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