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L’ornithologie du café du commerce et celle des scientifiques

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Pour les 15 espèces caractéristiques et communes des prairies, on constate une évolution relativement stable au cours des trente dernières années. Pour les oiseaux des terres arables, les conclusions sont bien moins rassurantes. Les 15 espèces communes typiques y régressent en moyenne de 3,3 % par an au cours des trente dernières années. Pour les cinq espèces qui y nichent au sol, la baisse alarmante atteint 6 % par an (vanneau huppé, bruant proyer, alouette des champs, bergeronnette printanière, perdrix grise). Ces constats n’empêchent pas que certaines espèces moins spécialisées se portent mieux que d’autres.

Les travaux scientifiques très nombreux ont très bien identifié l’effet négatif d’évolutions et de technique qui réduisent fortement la disponibilité d’insectes pour nourrir les nichées ainsi que de graines pour les espèces qui passent l’hiver chez nous. Des solutions existent pour ces espèces dont, en tout premier lieu, le développement d’un maillage écologique agroenvironnemental ou infrastructure agroécologique couvrant de l’ordre de 5 % des cultures au moins.

Depuis 1990 le suivi des populations d’oiseaux est organisé par la Cellule Scientifique d’AVES-Natagora pour le compte du Service Public de Wallonie selon une méthodologie identique. Il concerne 255 points en culture et 347 en prairie.

T.W.

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