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La ferme dans l’architecture de la santé mentale

Face à la hausse continue des incapacités de travail pour burn-out, la Belgique explore une piste encore marginale : intégrer les soins verts, ces activités agricoles encadrées, dans l’architecture officielle de la santé mentale. Présentés le 4 février dernier à Bruxelles, les premiers résultats d’un programme pilote soulèvent une question décisive : comment transformer une intuition - les bienfaits du contact avec la nature - en dispositif reconnu, financé et évalué par les pouvoirs publics ?

Ils arrivent fatigués. Épuisés parfois. Pas seulement par le travail, mais par l’idée même de devoir encore « aller mieux ». À la place d’un cabinet médical ou d’un bureau de réintégration, on leur propose une ferme. Des gestes simples, répétitifs. Le rythme des saisons plutôt que celui des injonctions. C’est cette rencontre entre santé mentale et travail de la terre qu’est venu rappeler Marc Pittie, président de la Fondation Terre de Vie.

L’agriculture sociale, a-t-il souligné, repose sur une...

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