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À nouveau admettre les farines animales dans l’alimentation des animaux d’élevage? Un mauvais choix!

Les États membres de la Communauté Européenne se prononcent actuellement sur la possibilité de réutiliser des protéines animales transformées PAT) dans l’alimentation des animaux d’élevage, porcs et poulets notamment.

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Pour les éleveurs qui depuis de longues années, suite notamment aux crises de la vache folle et de la dioxine, ont fait de gros efforts pour se débarrasser des farines de viande, c’est un manque de reconnaissance de leur travail. Pour ces éleveurs qui ont privilégié une nourriture faite à partir de céréales qu’ils produisent eux-mêmes en les rendant notamment de plus en plus riches en protéine grâce à leur grande variété, c’est une attaque en ligne. Cela coûte évidemment beaucoup moins cher pour les industriels de nourrir des animaux avec des protéines animales transformées plutôt qu’avec des protéines végétales de qualité, d’où la pression de ces industries sur les pouvoirs politiques à tous les niveaux pour accepter de nouveau ces protéines animales. Et pourtant, ce combat que mènent ces éleveurs de l’agriculture paysanne est capital, il y va du sort de l’agriculture mais aussi de la santé des consommateurs.

L’enjeu : avaler un tube de protéines en guise de repas plutôt que de s’approvisionner chez le producteur en véritables produits riches en protéines issus de productions végétales locales. Choisir entre la protéine animale issue du soja américain provenant de la déforestation ou une protéine issue du pois produit en Wallonie.

Un choix de société : choisir la protéine végétale en Wallonne c’est défendre et promouvoir une agriculture paysanne dont la sauvegarde est tellement importante pour l’avenir de notre terre. Choisir de manger et promotionner avant tout ces protéines végétales c’est développer la production d’herbes et de prairies diverses, de mélanges de céréales très variés et sauvegarder une quantité importante de plantes qui sont des capteurs de CO2. Il s’agit là de rôles capitaux pour la sauvegarde de la planète sans compter l’importance pour l’humanité de maintenir en place un maximum de population agricole et rurale. Le combat contre les farines animales vaut donc la peine d’être mené, côte à côte, producteurs et consommateurs, puisqu’étant tous concernés.

Jean Frison

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