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David Clarinval souhaite prolonger les aides allouées au secteur porcin

Après avoir été interpellé par le député fédéral Robby De Caluwé en Commission Économie et par la députée européenne Hilde Vautmans, le ministre fédéral de l’Agriculture souhaite rassurer le secteur porcin et explique les éléments sur lesquels il travaillera cette année.

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Le secteur porcin fait face à une crise sans précédent depuis plusieurs années, qui a pour conséquence la baisse des prix des porcs et l’augmentation des coûts pour les éleveurs. Cette crise est la conjonction de différents éléments : la peste porcine africaine, qui a entraîné pour la Belgique la fermeture de nombreux marchés à l’exportation et leur réouverture faisant l’objet de longues négociations ; la propagation de cette maladie dans d’autres pays européens, provoquant une saturation du marché européen ; les mesures prises dans le cadre de la crise sanitaire due au Covid-19 et l’augmentation du prix de l’énergie et des aliments pour animaux.

Un panel de mesures

Afin de faire face à cette crise qui n’est pas près de s’arrêter, le secteur a besoin de mesures fortes et de tous les moyens disponibles pour lui venir en aide. Ainsi, pour 2022, l’attention sera portée sur divers éléments.

D’une part, le ministre a la volonté de reconduire l’exonération totale des contributions au Fonds sanitaire pour le secteur porcin, à hauteur de 3 millions d’euros déjà octroyés en 2021 et sous réserve de l’acceptation de cette mesure par l’Union européenne.

Une actualisation des prix et des marges de la filière porcine a été demandée au SPF Économie pour bénéficier d’une plus grande transparence. Celle-ci devrait être reçue dans les prochains jours.

Troisièmement, M. Clarinval souhaite reconduire la reconnaissance du secteur porcin en crise, déjà reconnu pour la période du dernier trimestre 2021 et du premier trimestre 2022 et a le souhait de la prolonger pour les trois autres trimestres de 2022.

L’instauration d’une dynamique nouvelle à la concertation de la chaîne agro-alimentaire et la volonté de lui faire jouer un rôle plus actif dans le dialogue entre les différents maillons de la chaîne figurent également parmi les pistes de travail. Cette mesure de concertation servira de base à la future loi sur la politique des prix agricoles demandée par le Gouvernement fédéral.

Le ministre table encore sur la mise à l’ordre du jour régulière au Conseil européen de l’Agriculture de la situation du marché de la viande porcine, couplée à l’importance d’activer d’urgence des mesures de soutien au secteur. « Cette question a encore été évoquée dernièrement avec les ministres régionaux de l’Agriculture ainsi qu’au niveau européen », précise-t-il.

Enfin, il souhaite, avec l’aide de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), finaliser la réouverture des marchés chinois et d’éventuels autres marchés fermés à l’exportation du porc belge.

Une nécessité

« Je prends très au sérieux la crise du secteur porcin depuis le début de cette législature. Je n’hésiterai pas à mettre tous les moyens en œuvre, que ce soit avec l’Afsca ou avec mes partenaires régionaux et européens, pour continuer à soutenir ce secteur en grande difficulté. Reconnaître à nouveau ce secteur en crise pour toute l’année 2022 et l’exonérer des cotisations au Fonds sanitaire spécifique pour le secteur porcin est une nécessité pour pouvoir lui accorder toutes les mesures fortes dont il a besoin », affirme le ministre Clarinval.

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