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Bien-être des porcs: l’Efsa livre ses premières recommandations

L’Efsa publie son premier avis, sur les porcs, d’une série sur l’évaluation du bien-être des animaux d’élevage qui doit orienter les futures propositions de la Commission européenne pour renforcer la législation en place. Les experts de l’Efsa y suggèrent l’utilisation de logement en groupe pour les truies allaitantes, l’abandon de la castration chirurgicale sans anesthésie ou du sevrage précoce.

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L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a présenté, en août, ses premières recommandations sur le bien-être des porcs, demandant notamment l’abandon de pratiques telles que l’utilisation de caisses de mise bas, la castration chirurgicale sans anesthésie, la caudectomie ou le sevrage précoce.

Pour les différents systèmes d’élevage, l’avis décrit un total de seize impacts sur le bien-être animal, considérés par les experts de l’Efsa comme hautement pertinents en raison de leur sévérité, de leur durée ou de leur fréquence d’apparition. Parmi eux : la restriction de mouvement, le stress dû au groupe, à la chaleur ou au froid, ou encore la faim ou la soif prolongée.

L’avis – de 315 pages – propose divers indicateurs mesurables pour chacun de ces paramètres.

Espace minimum

L’Efsa fait en particulier un certain nombre de recommandations sur les conditions d’élevage des truies en gestation et allaitantes. Celles-ci devraient plutôt être élevées en groupe. Les résultats de l’évaluation suggèrent que la paille ou le foin sont les matériaux les plus appropriés pour la construction de nids.

Le groupe d’experts recommande un espace minimum disponible pour la truie en lactation afin de garantir le bien-être des porcelets (mesuré par la mortalité des porcelets nés vivants). « Il faudra un certain temps au personnel et aux animaux pour s’adapter à l’hébergement des truies en lactation et de leurs porcelets dans des cases de mise bas (plutôt que dans des caisses) avant d’obtenir des résultats stables en matière de bien-être », souligne toutefois l’Efsa.

L’Agence se penche également sur la question des risques de morsure de la queue (en l’absence de caudectomie). Parmi les principaux facteurs à l’origine de ces problèmes figurent l’espace disponible, les types de revêtement de sol, la qualité de l’air, l’état de santé et la composition du régime alimentaire.

D’autres espèces suivront

L’Efsa lancera le 26 septembre une consultation publique sur cet avis scientifique. Ce travail s’inscrit dans une série d’avis sur le bien-être d’espèces spécifiques d’animaux (veaux, poules pondeuses, poulets de chair, porcs, canards, oies et cailles, et vaches laitières), qui devraient être disponibles d’ici fin septembre et serviront à la Commission pour préparer des propositions législatives, attendues fin 2023, sur le renforcement du bien-être des animaux à tous les échelons de la chaîne de production (ferme, transport et abattage).

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