Une maturité dans les normes en cette période

Pour s’assurer de disposer d’un ensilage de maïs de qualité, il est primordial de ne pas échouer à l’ultime étape qu’est la récolte. Le stade de maturité optimal qui permet de remplir cet objectif se situe entre 32 et 35 % MS. Cependant, le choix du meilleur moment pour la récolte reste souvent une décision difficile tant les facteurs à prendre en compte sont nombreux. On sait qu’une mauvaise décision peut avoir de très lourdes conséquences sur les performances zootechniques et économiques du cheptel.

Le Centre pilote maïs a mis en place un réseau d’observation de l’évolution de la maturité du maïs ensilage. Objectif : apporter une aide à la décision. Ce réseau compte 78 sites d’observation représentatifs des différentes zones agricoles de Haute et Moyenne Belgique. Les organismes actifs au sein du Centre pilote maïs (Carah, Cipf, Opa, Centre de Michamps et Cpl-Vegemar) effectuent un relevé hebdomadaire sur l’ensemble du réseau. Les résultats sont immédiatement consultables sur le site www.centrepilotemais.be.

Un été « remarquable »

Après un printemps plutôt frais, le démarrage du maïs s’est montré très lent jusqu’au mois de juin. Les épisodes caniculaires, parfois intenses, ont marqué cet été. Ils n’ont permis de rattraper que partiellement le retard accumulé au début de saison. Les floraisons ont eu lieu aux alentours du 20 juillet, soit à une période normale.

Les plantes ont globalement atteint une maturité tout à fait dans les normes pour cette période de l’année. Rien à voir avec ce que nous avons pu connaître en 2017 ou 2018. L’année passée à pareille époque les récoltes battaient leur plein… Nous tenons dès lors à rassurer tout le monde et à apaiser ceux qui pensaient connaître le même scénario qu’en 2018.

Au centre du pays, en zones limoneuses, les maturités des parcelles semées lors de la dernière décade d’avril ou début mai varient entre 25 et 28 % de MS pour les variétés précoces et entre 23 et 26 % de MS pour des variétés un peu plus tardives. Deux régions semblent légèrement plus avancées : il s’agit de la zone limoneuse ouest et la Campine hennuyère. Aucune récolte n’est donc à prévoir dans les deux semaines à venir. Et le rafraîchissement actuel des températures ne va pas accélérer la maturité. De sorte que les variétés précoces ne devraient généralement pas être mûres avant le 20 septembre. Il est encore trop tôt pour prévoir la récolte des variétés plus tardives. Partout, quelques parcelles semées très tôt vers le 15 avril avec des variétés précoces peuvent parfois approcher les 30 % MS, mais il ne s’agit très certainement pas de la norme…

Au sud du sillon Sambre-et-Meuse, la région jurassique se retrouve généralement dans la même gamme de maturité que les régions du Centre les plus avancées, avec des variétés précoces entre 26 et 29 % de MS et des variétés plus tardives entre 24 et 27 % de MS. La récolte des parcelles les plus favorisées pourrait débuter aussi à partir du 20 septembre. À l’inverse, dans cette région, quelques parcelles plus froides ou semées après le 10 mai accusent un retard et se situent alors seulement entre 24 et 25 % de MS. Comme de coutume, la maturité est très contrastée dans cette région.

Le suivi organisé dans les prochaines semaines permettra d’affiner ces premières projections.

D’après le Centre pilote maïs

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